Posted by: APO | 9 October 2007

GAMBIE / GAMBIA

(Version française ci-dessous)

Media release
9 October 2007

IFJ Demands End to Harassment of Gambian Journalist Accused of Spying

The International Federation of Journalists (IFJ) today called for the end of the harassment of Yaya Dampha a Gambian journalist and two Amnesty International staff who were released on bail Monday after two days detention for allegedly ‘spying’ while visiting an imprisoned member of the opposition on Saturday.

“We condemn these arrests and the ridiculous spying accusations,” said Gabriel Baglo, Director of the IFJ Africa office. “We call on the Gambian government to end the harassment of Dampha and the Amnesty staff. A government that bans media and NGO’s from visiting prisoners is a government with something to hide.”

On Saturday, Yahya Dampha, a journalist with the pro-opposition newspaper Foroyaa was arrested along with two Amnesty International researchers Tania Bernath (British and U.S.) and Ayodele Ameen (Nigerian) and their Gambian driver, in the town of Basse in eastern Gambia.

According to local sources, they had just visited a jailed opposition member in a police station when they were arrested by the National Intelligence Agency officers and transferred to the capital city Banjul on Sunday. The driver was released whilst Dampha and the two researchers were detained at the Banjul Police Station.

They are suspected of spying and have not yet been charged. During the interrogation they were asked why they did not seek permission before proceeding to visit police stations.

Dampha and the researchers were released on bail yesterday evening. The bail condition is 100,000 dalasi (3,800 Euros) for each of them. They were asked to report back to the police today.

According to sources, the Amnesty staff arrived in the Gambia Tuesday to conduct good governance training for civil society groups and journalists.

The IFJ also reiterates its call for the Gambian authorities to provide evidence that the journalist Chief Ebrima Manneh who has been missing for more than a year is alive after a prison source claimed that he had been killed.

FR

Communiqué de presse
9 octobre 2007

La FIJ appelle à la fin du harcèlement d’un journaliste gambien accusé d’espionnage

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a appelé aujourd’hui à la fin du harcèlement de Yaya Dampha, journaliste gambien et deux agents d’Amnesty International qui ont été libérés sous caution lundi après deux jours de prison pour espionnage après qu’ils ont rendu visite à un membre de l’opposition emprisonné.

« Nous condamnons ces arrestations et les ridicules accusations d’espionnage, » a dit Gabriel Baglo, Directeur du bureau Afrique de la FIJ. « Nous appelons le gouvernement gambien à mettre fin au harcèlement de Dampha et du personnel d’Amnesty. Un gouvernement qui interdit les médias et les ONGs de visiter des prisonniers est un gouvernement qui a quelque chose à cacher. »

Samedi, Yahya Dampha, un journaliste du journal proche de l’opposition Foroyaa a été arrêté avec deux chercheurs d’Amnesty International Tania Bernath (de nationalité anglaise et américaine) et Ayodele Ameen (de nationalité nigériane) et leur chauffeur gambien, dans la ville de Basse dans l’est de la Gambie.

Selon des sources locales, ils venaient à peine de rendre visite à un membre de l’opposition emprisonné dans un commissariat de police quand ils ont été arrêtés par des éléments des renseignements généraux nationaux et transférés à la capitale Banjul dimanche. Le chauffeur a été libéré tandis que Dampha et les deux chercheurs étaient détenus au commissariat de police de Banjul.

Ils sont suspectés d’espionnage et n’ont pas encore été inculpés. Pendant l’interrogatoire il leur a été demandé pourquoi ils n’ont pas cherché à obtenir une autorisation avant de procéder à la visite des commissariats de police.

Dampha et les chercheurs ont été libérés sous caution hier soir. Le montant de la caution a été fixé à 100.000 dalasi (3.800 euros) pour chacun d’entre eux. Il leur a été demandé de se rendre à la police aujourd’hui.

Selon des sources, le personnel d’Amnesty est arrivé en Gambie mardi dernier pour conduire une formation sur la bonne gouvernance pour des organisations de la société civile et des journalistes.

La FIJ réitère également son appel pour que les autorités gambiennes donnent une preuve que le journaliste Chief Ebrima Manneh qui est porté disparu depuis plus d’un an est vivant après qu’une source de prison a révélé qu’il a été tué.


Categories

%d bloggers like this: