Posted by: APO | 29 August 2007

OMI/ Somalie / Soudan

Notes pour la presse

Mardi 28 août 2007

 

Somalie – Protéger et aider les migrants et les demandeurs d’asile – Alors que l’activité des réseaux de passeurs est sur le point de reprendre dans le Golfe d’Aden, l’OIM travaille en coopération avec ses partenaires des Nations Unies et les autorités locales pour éviter que des milliers de migrants sans documents et de demandeurs d’asile ne risquent leur vie en tentant de rallier le Yémen à bord d’embarcations de pêcheurs surchargées.

 

Selon Bill Lorenz, qui travaille pour l’OIM et qui a récemment participé à une mission d’évaluation conjointe de l’OIM, du HCR et du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA en anglais) dans l’état du Puntland, au nord-est de la Somalie, des milliers d’Ethiopiens originaires de zones rurales pauvres et de Somaliens fuyant l’insécurité du sud et du centre de la Somalie sont d’ores et déjà arrivés dans le port commercial de Boosaaso, point de départ d’une périlleuse traversée de près de 300 kilomètres pour bon nombre d’entre eux.

 

« D’ici la fin de l’année, des centaines de personnes mourront probablement noyées dans le Golfe d’Aden et des milliers de personnes seront exploitées par des réseaux de trafiquants dénués de scrupules si rien n’est fait pour protéger et aider ces oubliés tombés entre les mains des trafiquants » explique Bill Lorenz. « L’OIM et ses partenaires cherchent un moyen de mieux protéger ces migrants et d’encourager la coopération des autorités locales. Les migrants les plus vulnérables, en particulier les victimes de la traite et les demandeurs d’asile, doivent être identifiés et réorientés afin de bénéficier d’aides. »

 

L’OIM a besoin de 400000 dollars pour mener à bien ses activités de sensibilisation le long des principales routes migratoires et dans les communautés d’origine des migrants en Ethiopie. Les informations fournies porteront essentiellement sur les dangers que représentent les réseaux de passeurs et les réseaux de traite. Des activités de sensibilisation aux droits des migrants seront également mises en œuvre au sein des communautés avec le soutien des autorités locales.

 

L’an dernier, avec le soutien financier du Fonds d’aide humanitaire, l’OIM a conseillé près de 900 migrants éthiopiens bloqués et leur a proposé des examens médicaux et des aides au retour.

 

Les interviews menées à cette période ont révélé que peu de migrants avaient conscience des dangers que représentait ce périlleux voyage, qui comprend de longues marches à travers le désert sous un soleil de plomb, la soif, la faim et les attaques des shiftas, les bandits locaux.

 

Des dizaines de milliers de migrants irréguliers et de demandeurs d’asile se sont lancés dans cette dangereuse traversée du Golfe d’Aden depuis Boosaaso pour rallier le Yémen. Nombre d’entre eux sont morts noyés alors que leurs embarcations surchargées chaviraient ou que les passeurs les forçaient à rester dans l’eau pour ne pas être repérés par les autorités yéménites.

 

Cette année, d’après le HCR, 385 personnes ont déjà trouvé la mort en mer et 118 personnes sont toujours portées disparues.

 

 

Soudan – L’OIM fait appels aux donateurs pour aider les victimes des inondations – Dans le cadre de l’appel éclair inter agences conjoint des Nations Unies pour le Soudan, l’OIM a d’urgence besoin de 422000 dollars pour être en mesure d’envoyer une aide humanitaire essentielle à près de 33000 personnes particulièrement vulnérables victimes des inondations qui ont touché le nord et le sud du Soudan.

 

Ces fonds permettront à l’OIM de distribuer aux familles vivant dans des zones souvent difficiles d’accès des matériaux pour construire des abris d’urgence et du matériel – bâches, couvertures, moustiquaires, ustensiles de cuisine, jerrycans et matelas.

 

Dans le cadre des efforts mis en œuvre en termes d’aide humanitaire et en coordination avec le Centre logistique commun des Nations Unies (UNJLC en anglais), le gouvernement d’unité nationale, et le gouvernement du Sud Soudan, l’OIM entend assurer le transport de cette aide depuis les villes de Kosti, Kassala, Port-Soudan et Damazin vers les zones inondées isolées. L’aide à destination du Sud Soudan sera également envoyée depuis Khartoum par voie aérienne, et lorsque cela reste possible, par voie fluviale ou terrestre.

 

« D’un point de vue logistique, la situation est complexe car beaucoup de routes ayant permis par le passé le retour des déplacés internes ont été balayées par les eaux » explique Mary Giudice, qui travaille pour l’OIM. « L’OIM cherche d’autres moyens d’acheminer ces aides jusqu’au Sud Soudan, y compris par voie fluviale, au moyen de barges le long du Nil. »

 

A Bentiu et dans ses alentours, dans l’état d’Unité, l’OIM a d’ores et déjà distribué du matériel vital et des tentes à près de 400 familles particulièrement vulnérables qui ont tout perdu lors des inondations.

 

Ces inondations, les plus importantes de ces dernières décennies, ont touché plus de 420000 personnes et 270000 personnes sont toujours menacées.

 

Dans le nord du Soudan, des alertes aux crues-éclair ont été diffusées dans les états du Kordofan Septentrional, du Nil Blanc, de Kassala et de la Mer Rouge, ainsi que dans le nord, le sud et l’est du Darfour.

 

Dans le Sud Soudan, où le gouvernement a déclaré l’état de catastrophe naturelle dans six états, la situation reste particulièrement alarmante dans le comté de Renk, dans l’état du Haut-Nil.


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