Posted by: africanpressorganization | 21 June 2013

Discours de Monsieur le Ministre auprès du Président de la République, Chargé de la Défense à l’occasion de la 2ème Réunion des Chefs des services de renseignement et de sécurité des pays de la région Sahelo-Saharienne


 

 

Discours de Monsieur le Ministre auprès du Président de la République, Chargé de la Défense à l’occasion de la 2ème Réunion des Chefs des services de renseignement et de sécurité des pays de la région Sahelo-Saharienne

 

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 21 juin 2013/African Press Organization (APO)/ Discours de Monsieur le Ministre auprès du Président de la République, Chargé de la Défense à l’occasion de la 2ème Réunion des Chefs des services de renseignement et de sécurité des pays de la région Sahelo-Saharienne

 

- Monsieur le Président Pierre BUYOYA ;

- Monsieur le Ministre des Affaires Présidentielles ;

- le Coordonnateur National du Renseignement ;

- Monsieur le Représentant de la Commission de l’Union Africaine ;

- Monsieur le Représentant de la Commission de la CEDEAO ;

- Monsieur le Représentant des NU ;

- Mesdames et Messieurs les Chefs des Services de Renseignement et de Sécurité de la Région ;

- Messieurs les Officiers Généraux, Officiers Supérieurs, Officiers et Sous Officiers ;

- Mesdames et Messieurs, Honorables invités en vos grades et qualités,

 

C’est avec un réel plaisir que je préside ce matin la réunion des Chefs de service de renseignement et de sécurité des pays de la région Sahélo- Saharienne du continent, organisée sous l’égide de l’Union Africaine

Au nom du Président de la République son Excellence Alassane OUATTARA, et du Gouvernement, je vous souhaite la bienvenue ou «l’ AKWABA » traditionnelle à Abidjan, en terre Ivoirienne.

Je salue respectueusement le Président Pierre BUYOYA pour sa contribution à la mise en place de la MISMA et de la MINUSMA, ainsi que tous les responsables des services de renseignement qui ont fait le déplacement d’Abidjan.

L’intérêt du choix de la Côte d’Ivoire honorée ainsi , témoigne de l’estime de l’Union Africaine vis-à-vis de notre pays dont le Chef de l’Etat préside aux destinées de la CEDEAO depuis 18 mois.

La crise Malienne touchant la région sahélo-saharienne a entraîné un accroissement du risque d’insécurité dans la zone mettant à contribution nos services de renseignement et de sécurité.

Aujourd’hui, avec la mise en route de la MISMA, appuyée par l’opération SERVAL, puis de la MINUSMA, par une résolution du Conseil de Sécurité des NU, avec ces jours-ci la signature des accords de Ouagadougou, une certaine détente est observée. Néanmoins, la menace terroriste demeure et pour preuve les opérations « Kamikaze » au Mali, dans les pays voisins comme l’Algérie, le Niger, ou la Somalie, montrent que nul n’est à l’abri de ce péril. Il faut demeurer vigilant.

Par conséquent, tout en restant serein, il nous appartient de prendre les mesures adéquates pour y faire face, et l’une d’elles est le renforcement du renseignement et des capacités des services de sécurité. Cela ne peut se faire que par les échanges d’information, la conception de stratégies communes, l’anticipation et la bonne analyse des menaces, des circuits et des réseaux, en mot par la coopération et la mutualisation des moyens.

Pour atteindre cet objectif, les outils de coopération existent déjà au sein de l’Union Africaine, à l’instar de l’Unité de Fusion et de Liaison (UFL), du Centre Africain d’Etudes et de Recherche sur le Terrorisme (CAERT) ou du Comité des Services de Renseignement et de Sécurité de l’Afrique (CISSA), dont je salue ici les représentants.

Les services de renseignement sont souvent les parents pauvres des systèmes de sécurité en Afrique, car le résultat s’obtient dans la patience et la durée alors que les pays développés les Gouvernements y accordent de gros moyens. Nous lançons donc un appel à nos partenaires bilatéraux et multilatéraux afin d’y accroitre les appuis.

En Côte d’Ivoire, les menaces que nous connaissons depuis la crise postélectorale, nous ont amené à développer une bonne coopération avec nos voisins. Cela nous a permis d’améliorer le niveau de sécurité et d’anticiper sur ces risques.

L’Union Africaine devient un instrument privilégié avec les organisations sous régionales telles la CEDEAO pour renforcer cette coopération intra continentale.

Je voudrais donc remercier l’UA, la CEDEAO, les Nations Unies, l’UE et tous les partenaires ici présents ou absents pour tous les efforts entrepris en vue de préserver la sécurité des populations et de leurs biens dans la zone sahélo-saharienne.

À ce stade de mon propos, permettez-moi de féliciter et d’encourager les initiateurs de cette rencontre qui est la résultante de la réunion ministérielle tenue le 17 mars 2013 à Nouakchott sur le renforcement de la coopération en matière de sécurité et l’opérationnalisation de l’architecture africaine de paix et de sécurité (APSA) dans la région sahélo-saharienne.

Cette réunion faisant suite également à celle de Bamako du 18 avril 2013, tout en vous souhaitant un bon séjour à Abidjan, je la déclare ouverte.

Vive la Coopération Africaine !

Je vous remercie !

 

SOURCE 

African Union Commission (AUC)


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