Posted by: africanpressorganization | 15 June 2012

MADAGASCAR / EVALUATION DU PROGRAMME D’APPUI BUDGETAIRE DE L’UNION EUROPEENNE


 

 

MADAGASCAR / EVALUATION DU PROGRAMME D’APPUI BUDGETAIRE DE L’UNION EUROPEENNE

 

ANTANANARIVO, Madagascar, 15 juin 2012/African Press Organization (APO)/ — Ce vendredi 15 juin 2012, s’est tenu dans la salle de réunion de l’hôtel Colbert, le second atelier de restitution de l’évaluation du programme d’appui budgétaire de l’Union européenne en appui à la réduction de la pauvreté, intitulé “PARP”. Cet appui budgétaire de l’Union européenne à Madagascar d’un montant de 346.5 milliard d’ariary couvrait la période 2004-2008 et appuyait les secteurs des finances publiques (40%), de l’éducation (30%) et de la santé (30%).

 

L’appui budgétaire de l’Union européenne a été suspendu en décembre 2008 en raison de dysfonctionnements dans le domaine de la gouvernance notamment dans la gestion des finances publiques, sur décision conjointe de l’ensemble despartenaires techniques et financiers intervenant avec des appuis budgétaires. Depuis lors, la crise politique suivie de la décision de clôture des consultations au titre de l’article 96 de l’Accord de Cotonou a empêché toute reprise de cet appui budgétaire.

 

L’atelier de restitution d’aujourd’hui fait suite à un premier atelier d’évaluation de l’impact de l’appui budgétaire de l’Union européenne qui a eu lieu à Hôtell’ Colbert le 17 janvier 2012. Ce second atelier présente un diagnostic du cadre macro-économique, ed la gestion des finances publiques, des secteurs de l’éducation et de la santé afin d’estimer les itèrescr d’éligibilité à l’appui budgétaire, dans la perspective éventuelle d’un appui budgétaire lorsque Madagascar aura rempli les conditions préalables politiques et techniques nécessaires à l’utilisation de cet outil.

 

En référence aux dispositions de l’Accord de Cotonou, l’aide budgétaire directe en appui aux réformes macro-économiques ou sectorielles est accordée lorsque les conditions techniques suivantes sont remplies: “i) le cadre macroéconomique est considéré commestable, ii) la gestion des dépenses publiques est suffisamment transparente, fiable et efficace; et iii) des politiques sectorielles ou macro-économiques bien définies, établies par les pays etapprouvées par ses principaux bailleurs de fonds ont été mises en place”.

 

Les consultants, à travers ce rapport, proposent un certain nombre de recommandations afin de dépasser les problèmes identifiés, et en particulie:

 

o    La stabilité du cadre macroéconomique qui a été préservée, mais n’est pas soutenable dans la durée, étant l’objet d’un ajustement des dépensesursles recettes et qui a pour conséquence une diminution de la croissance et une paupérisation dela population;

 

o    Des progrès qui restent à effectuer dans le domaine de la gestion des finances publiques. Le rapport met en évidence des problèmes structurels,tels que les difficultés de mobilisation des recettes, de contrôle de la dépense ou de mise en œ uvre de la réforme des finances publiques (Loi Organique des Lois de Finances 2004). Un certain nombre de mesures dans ce domaine peuvent être mises en œuvre dès aujourd’hui car elles concernent la mise en application de réformes approuvées avant 2009.

 

  • Les politiques macro-économiques et sectorielles qui sont actuellement au stade d’ébauche de politiques transitoires et c’est un gouvernement légitimement élu qui permettra l’élaboration et la finalisation de ces politiques.

 

 

SOURCE 

European Commission


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