Posted by: africanpressorganization | 11 May 2012

La Banque mondiale donne une nouvelle impulsion à la lutte contre la sécheresse dans la Corne de l’Afrique et au Sahel


 

La Banque mondiale donne une nouvelle impulsion à la lutte contre la sécheresse dans la Corne de l’Afrique et au Sahel

 

WASHINGTON, 11 mai 2012/African Press Organization (APO)/ — La Banque mondiale a annoncé que neuf millions de personnes sont actuellement confrontées à des pénuries alimentaires dans la Corne de l’Afrique (contre 13,3 millions en septembre 2011, au plus fort de la sécheresse). Au Sahel, qui comprend principalement le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Niger, près de 14 millions de personnes sont menacées par la faim en raison de la sécheresse, du manque de nourriture, de l’instabilité politique et des conflits qui sévissent dans la région.

 

Lors d’une réunion visant à informer ses administrateurs de l’évolution de la situation, la Banque mondiale a souligné qu’elle s’employait à atténuer l’impact sur le développement des deux sécheresses qui frappent simultanément la Corne de l’Afrique et le Sahel. Elle a indiqué qu’un plan d’intervention doté d’1,8 milliard de dollars avait été engagé en réponse à la sécheresse qui sévit dans la Corne de l’Afrique. Ce plan, qui a pour objectif premier de répondre aux besoins alimentaires immédiats des populations, repose par ailleurs sur une approche à long terme qui vise à promouvoir les investissements dans la santé et la nutrition, l’amélioration des prévisions météorologiques, la mise en place de systèmes d’alerte rapide, le renforcement des capacités d’adaptation à la sécheresse et d’autres mesures de gestion des risques.

 

À ce jour, 147 millions de dollars ont déjà été décaissés et 944 millions ont été engagés en vue de la mise en œuvre accélérée de projets et programmes de prévention de la sécheresse. Outre ces initiatives, le projet régional d’aide sanitaire et nutritionnelle dans la Corne de l’Afrique a permis de traiter dans les camps de réfugiés plus de 35 000 enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition, grâce à des financements obtenus au titre du Mécanisme de riposte aux crises.

 

« Notre stratégie a pour objet de répondre aux besoins immédiats dans le cadre de projets de développement continus menés dans les pays les plus durement touchés par la sécheresse, tout en favorisant la mise en place de capacités durables d’adaptation à la sécheresse », a déclaré Makhtar Diop, Vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique. « Nous travaillons en collaboration étroite avec les pays de la région et nos partenaires pour que le processus de développement débouche sur des résultats positifs qui contribueront à améliorer les conditions de vie des plus pauvres. »

 

Face un climat en pleine évolution qui risque d’intensifier les phénomènes météorologiques extrêmes, les équipes de la Banque mondiale en Afrique sont déterminées à aider les pays des deux régions du continent touchées par la sécheresse afin de stimuler la croissance économique et d’atténuer les souffrances des populations.

 

Aide de la Banque mondiale en faveur des populations de la Corne de l’Afrique et du Sahel

 

Les évaluations de la Banque mondiale montrent que la sécheresse a des incidences particulièrement défavorables sur le développement économique de la Corne de l’Afrique. Les pertes financières qu’ont subies Djibouti, le Kenya et l’Ouganda pourraient représenter à elles seules jusqu’à 13,6 milliards de dollars. Les perspectives sont d’autant plus alarmantes que les précipitations prévues en 2012 devraient être inférieures à la moyenne dans la région.

 

•    Éthiopie : un nouveau programme de protection sociale a été mis en œuvre pour venir en aide à trois millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire transitoire. Un certain nombre de mesures ont été prises pour renforcer les mécanismes de protection sociale et accroître les investissements, l’objectif étant de stimuler la production et d’améliorer les infrastructures rurales afin de permettre aux pauvres d’avoir plus facilement accès à la nourriture.

 

 

•    Somalie : un financement de 9 millions de dollars versé au titre du Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement (GFDRR) a permis de fournir un emploi temporaire à 97 000 personnes dans le cadre d’un programme « argent contre travail » et d’appuyer le relèvement du secteur de la production vivrière grâce à la remise en état d’actifs productifs comme la terre, le cheptel et les ressources en eau.

 

La sécheresse dans la Corne de l’Afrique et les événements qui se déroulent dans le Sahel ont un impact énorme sur les pauvres et les populations déplacées par les conflits. Les gens sont tout simplement incapables de trouver de la nourriture soit parce qu’elle est trop chère, soit parce qu’ils ont été contraints de fuir la violence qui règne dans les camps de réfugiés » explique Jamal Saghir, Directeur du Département du développement durable pour l’Afrique à la Banque mondiale. « Les pauvres sont toujours les plus durement touchés par les sécheresses. »

 

La sécheresse dans le Sahel ne cesse de s’aggraver depuis la baisse des précipitations enregistrée en 2011.

 

Les migrations de réfugiés contribuent aussi à alourdir le bilan de la sécheresse, comme dans le cas du Mali, où un récent coup d’État a entraîné le déplacement de plus de 320 000 personnes. Parmi les autres pays sahéliens victimes de la sécheresse ayant bénéficié de l’aide de la Banque mondiale, on peut également citer les exemples suivants :

 

•    Niger : une aide budgétaire supplémentaire d’un montant de 15 millions de dollars a été fournie au gouvernement pour combler le déficit budgétaire provoqué par la crise alimentaire et la crise libyenne ; par ailleurs, quatre opérations de prêt à l’investissement ont été révisées afin d’y intégrer des transferts monétaires, des microprojets et des dispositifs d’emploi contre travail en faveur des personnes rapatriées.

 

•    Tchad : on procède actuellement à la révision du projet de soutien à l’agriculture de production (PAPA), en cours d’exécution, afin de favoriser le renforcement de la sécurité alimentaire grâce au financement accéléré d’infrastructures à petite échelle.

 

Des partenariats essentiels

 

La Banque mondiale travaille en collaboration étroite avec les institutions du système des Nations Unies, l’Union européenne et diverses institutions régionales telles que l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), Le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) et la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), afin de promouvoir la coopération dans tous les secteurs.

 

L’action de la Banque s’appuie sur les outils très pointus de surveillance satellitaire et de collecte de données d’organisations de premier plan telles que la National Aeronautics and Space Administration (NASA) et sur le programme sur les nouvelles technologies de l’information pour l’aide humanitaire, la coopération et l’action, dont l’objectif est d’utiliser les TIC en réponse aux problèmes climatiques.

 

SOURCE 

The World Bank


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