Posted by: africanpressorganization | 25 August 2011

Allocution d’ouverture de S.E.M. Jean Ping, Président de la Commission de l’Union africaine à l’occasion de la Conférence d’annonce de contributions sur la sécheresse et la famine dans la Corne de l’Afrique

 

Allocution d’ouverture de S.E.M. Jean Ping, Président de la Commission de l’Union africaine à l’occasion de la Conférence d’annonce de contributions sur la sécheresse et la famine dans la Corne de l’Afrique

 

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 25 août 2011/African Press Organization (APO)/ — Allocution d’ouverture de S.E.M. Jean Ping, Président de la Commission de l’Union africaine à l’occasion de la Conférence d’annonce de contributions sur la sécheresse et la famine dans la Corne de l’Afrique

Excellence Monsieur le Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Président en exercice de l’Union africaine ;

 

Excellence Monsieur le Premier Ministre du pays hôte Meles Zenawi, Président de l’IGAD,

 

Excellences MM les Chefs d’État et de gouvernement ;

 

Excellence Dr Rose Migiro, Secrétaire général adjoint de l’ONU, Représentant le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki Moon;

 

Excellence, M. Jerry Rawlings, ancien Président de la République du Ghana et Haut Représentant du Président de la Commission de l’Union africaine en Somalie,

 

Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres ;

 

Excellence Monsieur Donald Kaberuka, Président du Groupe de la BAD ;

 

Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, représentants permanents et autres membres du Corps diplomatique ;

 

Excellences Mesdames et Messieurs les représentants des États membres et des Communautés économiques régionales ;

 

Excellences Mesdames et Messieurs les représentants des Institutions du système des Nations Unies et des Institutions partenaires ;

 

Mesdames et Messieurs les représentants du secteur privé ;

 

Chers invités;

 

Mesdames et Messieurs;

 

 

1.    C’est un grand honneur et un réel plaisir pour moi que d’accueillir, au nom de la Commission de l’Union africaine, un si grand nombre de hautes et éminentes personnalités représentant divers gouvernements et institutions qui, malgré leur emploi du temps chargé, ont tenu à être présents aujourd’hui pour tenter de résoudre d’urgence la grave crise humanitaire qui frappe la Corne de l’Afrique, notamment la Somalie.

 

2.    Permettez-moi tout d’abord de rendre un hommage particulier à S.E.M. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Président en exercice de l’Union africaine pour le rôle déterminant qu’il a joué dans l’organisation de la présente Conférence d’annonce de contributions, notamment en recevant S.E.M. Jerry Rawlings, Haut Représentant de la Commission en Somalie et en prenant une part active aux actions de sensibilisation des États membres et en particulier la tenue le 15 août 2011 ici à Addis Abéba de la journée de sensibilisation sous le thème : « Une Afrique – Une voix contre la faim ». Je reste convaincu que la forte affluence d’aujourd’hui s’explique par le succès ayant marqué cette journée du 15 août 2011

 

3.    Je tiens également à remercier S.E.M Ato Meles Zenawi, Premier ministre de la République fédérale démocratique d’Éthiopie et Président en exercice de l’IGAD pour son concours à la réussite de cette Conférence. Tel un travailleur de l’ombre, le Gouvernement de l’Ethiopie mobilise, souvent à l’insu du public, d’importants moyens pour garantir le succès des conférences organisées ici à Addis Abéba. Il n’a donc pas failli à cette tradition au titre de l’organisation et de la tenue de la présente conférence. Dans la même logique, je voudrais remercier tous les représentants de l’IGAD qui ont dû revoir leurs emplois de temps respectifs et surmonter plusieurs contraintes pour participer à cet événement qui fera date dans les annales de l’Union africaine.

 

Monsieur le Président,

Excellences, Mesdames et Messieurs

 

4.    A peine deux mois ont passé depuis que nos dirigeants se sont réunis au Sommet dans le cadre de la XVIème session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine tenue à Malabo en République de Guinée Equatoriale. A l’ordre du jour du Conseil exécutif figurait, entre autres points, l’examen du rapport de la Commission sur la situation humanitaire en Afrique, rapport structuré, pour l’essentiel, autour de la question des déplacements forcés des populations en raison de catastrophes d’origine naturelle ou humaine. Depuis la fin de cette Conférence, des pays de la Corne de l’Afrique, à savoir, Djibouti, Ethiopie, Kenya et plus particulièrement la Somalie, ont été frappés par une grave sécheresse dont l’ampleur des effets n’a pas de précédent depuis 60 ans. Comme vous le savez, l’un de ces effets est la famine due à l’anéantissement des moyens de subsistance dans les zones sinistrées. Un autre effet se décline en de lourdes pertes en vies humaines. Dans le cas de la Somalie, cette situation dramatique a été aggravée par le conflit armé dont ce pays est le théâtre depuis une vingtaine d’année et par d’autres difficultés caractéristiques d’un pays en proie à l’insécurité : voies de communication en fort mauvais état, inflation démesurée des prix des denrées alimentaires, maladies diverses affectant les populations et le bétail.

La combinaison de tous ces facteurs s’est traduite par une convergence des populations des zones périphériques vers la capitale, Mogadiscio sous protection des forces de l’Union africaine. Le nombre de personnes déplacées a ainsi atteint 400 000 avec une arrivée moyenne journalière de 1000 personnes. Le fort taux de concentration des personnes déplacées à Mogadiscio explique aussi le débordement sur les pays voisins, Djibouti, Ethiopie et Kenya qui totalisent déjà plus de 600 000 réfugiés somaliens sur leurs territoires.

5.    Il convient de rappeler qu’en juillet 2011, l’Organisation des Nations Unies a déclaré l’état de famine en Somalie du Sud, notamment dans les deux régions du Bas- Chébéli et de Bakool. Le pays présente l’un des plus forts taux de malnutrition dans le monde, dépassant 50%, particulièrement chez les enfants. Dans le sud du pays, un enfant sur quatre est gravement sous- alimenté.

 

6.    Face à une telle catastrophe humanitaire, nos Etats membres ont convenu de tenir cette Conférence d’annonce de contributions pour sauver la vie de plus de 12 millions de personnes victimes de la sécheresse et de la famine et qui ont désespérément besoin d’une aide humanitaire d’urgence qui s’est avérée insuffisante.

 

 

Monsieur le Président

Excellences,

Mesdames et Messieurs

 

7.    Le large éventail des participants à la présente conférence, regroupant chefs d’Etat et de gouvernement, Ministres, patrons du secteur privé africain, représentants des Communautés économiques régionales, institutions du système des Nations unies, représentants des partenaires extérieurs, représentants des diverses organisations intergouvernementales en dehors de l’Afrique, apporte la preuve de notre engagement collectif et de notre responsabilité commune à l’égard de nos frères et sœurs de la Corne de l’Afrique, et plus spécifiquement de la Somalie.

8.    Toutefois, il convient de noter que pour une jeune Organisation comme la notre, sans expérience en la matière et confrontée pour la première fois à un tel sinistre en plein mois du Ramadan et des vacances annuelles, la réaction de l’Union africaine et de ses Etats membres a été parfois jugée lente et insuffisante. Mais il a fallut relever le défit :

    En commencent tout d’abord à entreprendre une vaste opération de sensibilisation de nos États membres qui n’ont pas l’habitude d’être sollicité collectivement en pareille circonstance ;

    En organisant ensuite les travaux préparatoires à la tenue de cette conférence avec le concours des organisations spécialisées dans l’humanitaire comme le HCR, le PAM, la FAO, les Nations Unies (OCHA) etc…

    En tenant la présente conférence de mobilisation dont nous espérons qu’elle sera couronnée de succès.

À ce propos, il faut rappeler, d’entrée de jeu, que les gouvernements de Djibouti, d’Ethiopie et du Kenya ont ouvert leurs portes aux populations sinistrées de Somalie en accueillant un grand nombre d’entre elles. Il s’agit là, de la part de ces pays hôtes, d’un lourd tribut en raison de leur statut de pays touchés également par les effets de la sécheresse. Je tiens ici à leur exprimer ma profonde gratitude pour leur sens de responsabilité et de solidarité africaine agissante.

 

9.    En amont de la tenue de cette conférence, bien de promesses de contributions avaient été faites au titre d’initiatives prises par le continent. C’est ainsi que le Fonds de l’UA pour les personnes victimes de déplacements forcés et le Fonds spécial d’assistance d’urgence pour la lutte contre la sécheresse et la famine en Afrique avaient libéré un premier don d’un montant de 500 000 dollars EU.

10.     Par ailleurs, diverses missions ont été envoyées dans certains des pays affectés, à savoir l’Éthiopie, le Kenya et la Somalie. Il s’agissait de délégations de haut niveau composées du Haut Représentant de l’Union africaine pour la Somalie, S.E.M Jerry Rawlings, du Vice-président de la Commission de l’UA, du Président du Sous-comité du COREP sur les réfugiés, les rapatriés et les personnes déplacées et du Président du Sous-comité du COREP sur le Fonds spécial d’assistance d’urgence pour la lutte contre la sécheresse et la famine en Afrique. J’ai eu l’occasion, dans le même cadre, de visiter le camp de réfugiés de DOLO-Ado dans le sud-est de l’Éthiopie et Mogadiscio. La délégation qui m’accompagnait au camp de réfugiés de Dolo était également composée de représentants du Gouvernement éthiopien, du Président du Sous-comité du COREP sur les réfugiés, les rapatriés et les personnes déplacées, des Ambassadeurs du Canada et des États Unis en leurs qualités respectives de Président et de Membre du Groupe des partenaires de l’UA. Nous avons été témoins directs de situations pénibles de personnes dans divers états de faiblesse. Les situations les plus pathétiques, voire bouleversantes, étaient celles des mères que les rigueurs de l’exode conduisaient à l’abandon de leurs enfants. Nous avons été également marqués par les conditions déplorables dans lesquelles arrivent dans le Camp les nombreux nouveaux réfugiés somaliens, en particulier les enfants. Nous avons apprécié à leur juste mesure les efforts des Gouvernements de la région éthiopienne et des organisations humanitaires pour faire face à une telle situation.

 

11.    Ces visites nous ont permis de mesurer l’ampleur de la crise et de nous faire une idée des mesures d’urgence nécessaires pour y faire face. En Somalie même et dans les régions touchées par la sécheresse, au Kenya, en Éthiopie et à Djibouti, la situation est désastreuse avec des milliers de victimes qui ont besoin d’aide. De plus, les migrations transfrontalières dans les régions touchées suscitent une compétition pour les rares ressources, qui pourrait se transformer en conflits motivés par l’accès aux ressources entre les réfugiés et les communautés d’accueil. Ces visites ont également mis en évidence les besoins de financement pour faire face à cette catastrophe humanitaire, estimés actuellement à deux milliards et demi $EU. Nous sommes préoccupés par le faible pourcentage des fonds rassemblés. Or, de ce montant estimé, seulement 1,03 milliard ont été réunis par les organisations humanitaires à la fin juillet, soit 42% des besoins.

 

12.     La conclusion à tirer de tout ce qui précède s’impose d’elle-même : l’Union africaine a pris la décision historique d’organiser elle-même la présente conférence d’annonce de contributions. Je tiens à renouveler l’expression de mes remerciements à toutes les hautes personnalités de ce monde qui se sont jointes à l’Union africaine dans un effort collectif pour tenter d’inverser la vapeur au profit des populations sinistrées.

Monsieur le Président,

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

 

13.    Je voudrais maintenant en venir aux observations pertinentes formulées par certains de nos partenaires. La plupart de ces partenaires n’ont pas attendu cette conférence pour apporter une contribution substantielle et significative à l’effet de faire face à l’urgence dans les pays affectés. A ce titre, ils m’ont exprimé leur intention de ne pas prendre d’engagements supplémentaires au cours de cette conférence par de nouvelles promesses de contributions. J’ai déjà eu l’occasion de remercier tous ces partenaires pour leur assistance. Néanmoins, je leur ai expliqué qu’il s’agissait d’abord de tenter de combler un déficit en besoin de financement immédiat par la collecte des fonds et d’équipements appropriés en faveur des victimes de la sécheresse. Il s’agissait ensuite de mettre l’accent sur la stratégie d’atténuation des crises à moyen et à long terme afin de renforcer les mécanismes d’adaptation dans les pays et d’accroître la capacité d’atténuation des effets des risques. Sans vouloir trop tirer sur la corde de la générosité de nos partenaires, je voudrais tout de même leur lancer un nouvel appel pressant, y compris à ceux qui ont déjà manifesté leur soutien, à prendre en compte la signification de cette initiative de l’Union africaine en lui apportant un appui à travers de nouvelles promesses de contribution. J’ai aussi lancé un appel aux secteurs privés opérant en Afrique ainsi qu’à d’autres pays partenaires comme la Turquie, l’Inde, le Brésil, la Chine, le Japon, le Venezuela etc…

14.    Une autre préoccupation exprimée porte sur les capacités de gestion des fonds et de distribution des équipements par l’Union africaine. Celle-ci réunit-elle toutes les capacités requises pour ce genre d’opérations ? L’UA est consciente de ses limites dans ce domaine. Elle entend donc les compenser par l’implication de toutes les organisations pertinentes du système des Nations unies et de la Société Civile ainsi que de nos partenaires extérieurs dont la compétence est avérée en matière de gestion et de distribution de l’aide alimentaire et d’autres équipements.

15.    Par ailleurs, certains d’entre vous ont soulevé, à juste titre, la question de la responsabilité et de la transparence. A ce sujet, il convient de rappeler l’ensemble des valeurs positives en matière de gestion que prône l’UA depuis quelques années. Et pour joindre la pratique à la théorie, une structure de gestion a été mise en place qui intégrera aussi bien nos partenaires extérieurs que d’autres contributeurs. Des informations plus détaillées sur cette structure de gestion sont déjà disponibles et vous serons communiquées. L’assurance que je voudrais donner ici est que les fonds seront bien gérés et il en sera fait un bon usage.

16.    Au regard de ces préoccupations, nous avons décidé de travailler avec nos partenaires du Système des Nations Unies. La Baronnesse Valery Amos, responsable de l’OCHA nous a honoré d’une visite à Addis-Abéba et ses représentants ici ont collaboré étroitement avec nous dans le cadre du Comité international de pilotage de la présente Conférence. Ces représentants resteront d’ailleurs parmi nous après cette réunion. Je tiens à lui rendre un hommage mérité. Nous nous sommes également concertés avec le PNUD par l’entremise de son Directeur pour l’Afrique, le Dr. TEGEGNEWORK GETU ici présent ainsi qu’avec le Directeur adjoint exécutif du PAM, Madame SISULU. Je voudrais également remercier, d’une part, le PNUD qui s’est engagé à travailler avec la Commission de l’Union africaine à l’effet de poursuivre la levée des fonds sur l’ensemble du continent même après la Conférence d’annonce des contributions; et, d’autre part la FAO, la BAD, le PAM qui ont promis de nous appuyer en fournissant des financements de contrepartie qui pourraient être utilisés pour acheminer les dons en nature des pays donateurs vers la Somalie. Il s’agit là d’importantes contributions dont les Etats membres doivent tirer parti.

 

17.    Une autre raison de la tenue de cette conférence procède de la constatation selon laquelle des organisations humanitaires et autres partenaires éprouvent des difficultés à accéder aux zones sinistrées en vue de la distribution des secours et de la prise en compte de la protection du personnel humanitaire. Certes, la présence de l’Union africaine en Somalie par le biais de l’AMISOM est effective et appréciable. Cependant, cette dernière n’est pas pour le moment en mesure de mettre en place des couloirs humanitaires sur l’ensemble du territoire somalien à l’effet d’assurer l’accès en toute sécurité aux populations dans le besoin, ainsi que la fourniture des biens et des services de secours. Je tiens à remercier très vivement l’Ouganda et le Burundi, contributeurs des troupes de l’UA, pour le rôle que jouent ces dernières en Somalie. Je voudrais donc saisir cette occasion pour demander à toutes les parties concernées de faciliter l’acheminement de l’aide à ceux qui en ont besoin. Je crois que le moment est venu pour que l’ONU complète nos efforts en déployant des troupes en Somalie.

 

18.    Je suggère, par ailleurs, que nous prenions contact avec les acteurs non étatiques opérant dans le centre et le sud de la Somalie, dans le cadre de la mise en place d’un mécanisme de coordination civilo-militaire chargé de l’utilisation des ressources et du personnel militaire avec pour objectif de préserver et d’élargir l’espace humanitaire.

 

19.    Par-delà l’urgence qu’impose la recherche de solutions à court terme pour faire face à la crise actuelle, la présente conférence nous offre l’opportunité d’engager une réflexion sur les actions à entreprendre à titre préventif pour éviter le retour de telles situations. Nous sommes tous conscients qu’il existe des cas de sécheresse et de famine dans d’autres parties du continent, notamment dans la région du Sahel.

 

20.    Dans ce contexte nous devons travailler à la mise en œuvre pour le moyen et le long terme du CAADP en vue d’éradiquer la famine grâce notamment à son Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine, sans perdre de vue la nécessité de finaliser le dossier relatif aux sources alternatives de financement pour rendre l’Union plus autonome dans la résolution de la crise qui affecte le Continent.

 

21.    Avant de conclure, permettez-moi d’exprimer les sincères remerciements de la Commission de l’Union africaine à tous les partenaires ayant collaboré avec elle à l’organisation de la présente Conférence. Le Système des Nations Unies a travaillé étroitement avec nous et le Secrétaire général S.E.M Ban Ki Moon avait initialement accepté de prendre part à cette rencontre. Il y est représenté par notre sœur, la Secrétaire générale adjointe, S. E. Mme Rose Migiro dont je salue à nouveau la présence. Je vous saurai gré, Madame, de bien vouloir transmettre nos remerciements au Secrétaire Général des Nations Unies. Nous sommes pleinement confiants qu’avec le soutien du système des Nations Unies, nous réussirons.

 

22.    Il me plait également de saisir cette occasion pour remercier mes frères et collègues, M. Abdoulie Janneh de la CEA et M. Donald Kaberuka de la BAD. Ce dernier a dû interrompre son congé pour venir ici et pour annoncer éventuellement une autre contribution importante. De nombreux diplomates africains en dehors de l’Afrique se sont également joints à la Commission pour sensibiliser leurs pays à la tenue de cette Conférence d’annonce de contributions et à la nécessité d’y participer. J’aimerais, en particulier, remercier le Corps diplomatique africain à Tokyo qui a pris la tête de cette initiative.

 

23.    Je dois également remercier l’ensemble du personnel des Missions diplomatiques africaines ici en Ethiopie et Ie personnel de la Commission, pour les contributions volontaires significatives qu’ils ont bien voulu apporter au Fonds. Cela est le reflet de l’idéal que nous appelons constamment de nos vœux, à savoir, venir au secours du prochain en situation de détresse.

 

 

Monsieur le Président,

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

24.    Pour conclure, je voudrais que vous gardiez à l’esprit la raison de notre réunion, qui est de mobiliser les fonds dont on a tant besoin pour répondre à la crise humanitaire qui sévit sur nos terres dans la Corne de l’Afrique, particulièrement en Somalie. L’heure n’est plus aux lamentations ou à la rhétorique mais à l’action concrète par des annonces de contributions sûres qui constituent une action concertée de l’Afrique et de la communauté internationale toute entière pour lutter à court, moyen et long terme contre la famine sur le continent.

 

25.     Je vous remercie tous pour votre présence et pour vos contributions. Je sais que les peuples de la Corne de l’Afrique, en particulier le peuple somalien, apprécient beaucoup votre soutien. Je forme le vœu de plein succès à cette conférence et vous remercie de votre aimable attention.

 

SOURCE 

African Union Commission (AUC)


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