
Compte rendu du 26e conseil d’administration du PNUE à Nairobi (du 21 au 24 février 2011)
PARIS, France, 28 février 2011/African Press Organization (APO)/ — Le 26e Conseil d’administration du Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE) s’est tenu à son siège, à Nairobi, du 21 au 24 février.
Les ministres, venus de plus de 140 pays, ont débattu de la réforme de la gouvernance mondiale de l’environnement et du renforcement des outils internationaux de gestion de l’environnement face à l’ampleur des crises et de la dégradation de la planète.
Privilégiant une approche commune entre pays européens et africains sur la nécessité de renforcer la gouvernance internationale de l’environnement, les ministres sont convenus de l’existence de deux options : un PNUE renforcé ou une agence spécialisée des Nations unies pour l’environnement (Organisation mondiale de l’environnement).
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du Développement durable, du Transport et du Logement a signé à Nairobi un accord-cadre de coopération France-PNUE qui définit les priorités communes d’action en matière d’environnement, et qui rappelle le rôle que la France, 5e contributeur financier au PNUE (5 440 000 dollars pour 2010-2011) espère voir jouer par cette organisation.
La ministre a été reçue par Raila Odinga, Premier ministre kenyan et, a pu évoquer l’initiative Paris-Nairobi (pour l’accès universel aux énergies propres) qui sera lancée le 21 avril prochain à Paris et le renforcement de la gouvernance internationale de l’environnement à travers la création d’une OME bâtie sur un PNUE renforcé et basée à Nairobi.
Le Conseil d’administration a adopté plusieurs décisions importantes dans le contexte de la préparation de “Rio+20″ :
il transmet formellement au Comité préparatoire de Rio+20 les recommandations ministérielles sur le renforcement de la gouvernance de l’environnement et notamment la création d’une OME comme option privilégiée ;
il confirme l’organisation, dès cette année, de la première conférence qui mettra en place le centre intergouvernemental d’expertise scientifique sur la biodiversité ;
il pose les jalons d’un régime international ambitieux et rationalisé dans le domaine des produits chimiques et des déchets, qui est un objectif prioritaire pour la France ;
il apporte, enfin, son soutien au développement d’un plan ambitieux de coopération Sud-Sud pour l’application des règles internationales en matière d’environnement.
SOURCE
France – Ministry of Foreign Affairs
