Posted by: africanpressorganization | 24 February 2011

Communiqué du ministère des Affaires étrangères et européennes – situation en Libye / Point de presse du porte-parole du Quai d’Orsay

 

 


 

 

Communiqué du ministère des Affaires étrangères et européennes – situation en Libye / Point de presse du porte-parole du Quai d’Orsay

 

 

PARIS, France, 24 février 2011/African Press Organization (APO)/ — Point de presse du 24 février 2011.

 

A l’initiative de la France et de nombreux partenaires de tous les continents, le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies se réunira demain au sujet de la Libye.

 

Une résolution en cours de négociation condamne fortement les violences massives et inacceptables actuellement perpétrées dans ce pays. Elle place les autorités libyennes devant leurs responsabilités. Ces violences pourraient constituer des crimes contre l’humanité.

 

A la demande de Michèle Alliot-Marie, et en accord avec plusieurs partenaires de la France, ce projet de résolution demande la suspension de la Libye du Conseil des droits de l’Homme des Nation unies.

 

Nous appelons tous nos partenaires du Conseil des droits de l’Homme à voter cette résolution.

 

Toutes les actions à prendre doivent être étudiées, y compris la saisine de la justice internationale.

 

Le ministre d’Etat a longuement évoqué la situation en Libye avec le ministre des Affaires étrangères brésilien Antonio Patriota lors de son déplacement au Brésil, pays qui préside ce mois-ci le Conseil de sécurité des Nations unies.

 

Michèle Alliot-Marie s’entretiendra par téléphone avec le Secrétaire d’Etat américain Hillary Clinton au sujet de la Libye dans l’après-midi.

 

 

Q – Vous évoquez la saisine de la justice internationale, donc de la CPI. La France souhaite-t-elle une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU ?

 

R – Nous souhaitons qu’une mission d’enquête indépendante, impartiale et crédible, sous l’égide des Nations unies puisse être dépêchée en Libye.

 

Cette mission d’enquête pourrait être en mesure d’évaluer l’ampleur des crimes commis et en particulier si des crimes contre l’humanité ont eu lieu.

 

La Cour Pénale Internationale pourrait être saisie de cette situation selon les modalités prévues par le Statut de Rome.

 

Dans l’immédiat, l’essentiel est que les massacres cessent.

 

SOURCE 

France – Ministry of Foreign Affairs


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