Côte d’Ivoire / Déclaration de la porte-parole de la Haute Représentante de l’UE Catherine Ashton sur la situation en Côte d’Ivoire
BRUXELLES, Royaume de Belgique, 23 décembre 2010/African Press Organization (APO)/ — La porte-parole de Catherine Ashton, Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission, a fait aujourd’hui la déclaration suivante:
“Les premières mesures prises par l’UE à l’encontre de 19 personnalités ivoiriennes sont entrées en vigueur aujourd’hui à 12:00. L’UE rappelle que le résultat de l’élection présidentielle en faveur du Président Ouattara ne peut pas être soumis à une quelconque nouvelle évaluation ni remis en cause. Il importe au contraire que la passation de pouvoir prenne place sans délais et sans autre préalable. Le seul dialogue possible est celui qui permettrait le respect du résultat de l’élection et la passation effective du pouvoir. L’UE salue les déclarations sans équivoque du SG des NU et s’aligne sur le consensus international qu’elles représentent; elle salue également la convocation d’une session spéciale du Conseil des Droits de l’Homme et du Sommet extraordinaire de la CEDEAO.
La Haute Représentante est extrêmement préoccupée par la dégradation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, en particulier les rapports de violences contre des civils, des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées, ainsi que des violations du droit de rassemblement pacifique et d’expression. Elle met en garde ceux qui commettent des violations des droits de l’homme ou s’en prennent à l’ONUCI, et ceux qui y incitent. L’UE appelle à l’arrêt immédiat de ces violences et souligne la nécessité que les populations civiles et les défenseurs des droits de l’Homme soient protégés. Elle souligne la nécessité que ces crimes ne restent pas impunis
L’UE insiste sur la levée du blocage de l’hôtel du Golf de sorte que le Président Ouattara et les membres de son gouvernement puissent exercer leur liberté de mouvements, y inclus l’accès aux bâtiments officiels et à la Radio Télévision Ivoirienne. D’une manière générale, la liberté de circulation doit être respectée.”
SOURCE
European Council
