Mali / Le Président de la Banque mondiale s’engage à soutenir le Mali
BAMAKO, Mali, 20 décembre 2010/African Press Organization (APO)/ — Le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, s’est engagé à aider le Mali à mettre en place les infrastructures dont il a besoin dans le domaine de l’énergie, des transports et de l’irrigation pour améliorer sa productivité agricole, accroître ses échanges commerciaux, promouvoir l’intégration régionale et stimuler le développement économique.
À l’occasion des entretiens qu’il a eus avec le Président malien, des membres du gouvernement et des représentants de la société civile, M. Zoellick a salué les efforts déployés par le Mali pour passer d’une économie axée sur l’agriculture de subsistance et les industries extractives à une économie privilégiant davantage l’accroissement de la production agricole, l’industrie manufacturière et les services.
« L’amélioration de la productivité agricole, la réduction des coûts énergétiques et des coûts de transport, et la diversification de l’activité au-delà de l’extraction de l’or permettront de poser des bases plus solides pour créer des emplois et promouvoir une croissance économique partagée », a déclaré
M. Zoellick au terme de sa visite de deux jours au Mali.
Arrivé à Bamako le 18 décembre dans le cadre d’une visite consacrée à deux pays qui avait débuté le 16 décembre en Zambie, M. Zoellick a mentionné la vulnérabilité du Mali face aux intempéries et à d’autres catastrophes naturelles. Il a noté aussi que la production d’or du pays diminuera probablement dans les années à venir. Il a encouragé le Mali à poursuivre la mise en œuvre de politiques économiques prudentes et à améliorer la gestion des finances publiques ainsi que la surveillance fiduciaire et la gestion de la dette.
M. Zoellick a visité le Groupe industriel Madiou Simpara S.A. (société de boissons et de conditionnement) à titre d’exemple d’entreprise prospère appartenant à des intérêts locaux et bénéficiant de l’appui du Groupe de la Banque mondiale. Il a visité aussi le Centre de recherche agronomique de Sotuba où il a discuté de la question de l’accroissement de la productivité agricole avec les agriculteurs et les chercheurs.
M. Zoellick a encouragé le Mali à faire preuve de transparence dans la gestion des recettes tirées des ressources en or à une époque où les cours sont élevés. Les recettes provenant de l’or représentent plus de 95 % de la production minière totale. Le coton représentait 8 % du PIB du Mali entre 1980 et 2005 (30 % des exportations) et procurait des ressources au tiers de la population malienne. Parmi les produits maliens les plus échangés figurent les mangues et le bétail.
À l’occasion de ses entretiens avec les représentants de la société civile, M. Zoellick a soutenu les efforts déployés par les associations de citoyens pour promouvoir l’esprit de responsabilité, la saine gouvernance et la lutte contre la corruption.
Nous venons de parvenir à un accord sur la Seizième reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement (IDA-16), le principal guichet de la Banque mondiale destiné aux pays à faible revenu, a déclaré le président de la Banque qu’accompagnait au cours de cette tournée Mme. Obiageli Ezekwesili, vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région Afrique.
Durant l’année écoulée, l’IDA a engagé 140 millions de dollars en faveur du Mali à l’appui de divers programmes visant les objectifs suivants : i) élargir l’accès à l’électricité, ii) accroître la productivité agricole tout en promouvant l’approche de la chaîne de valeur, et iii) fournir un appui budgétaire au pays pour l’aider à faire face aux conséquences de la crise économique mondiale. Le montant d’IDA-16 étant supérieur de 20 % à celui d’IDA-15, on s’attend à ce que les sommes allouées au Mali augmentent pour atteindre environ 160 millions de dollars par an. Les domaines de dépenses prioritaires seront probablement les suivants : le développement de l’infrastructure par le biais d’initiatives de PPP, l’agriculture commerciale, la gestion de l’environnement et des ressources naturelles, le développement des compétences et la création d’emplois.
SOURCE
The World Bank
