Côte d’Ivoire / France / Point de presse du porte-parole du Quai d’Orsay / 17 décembre 2010
PARIS, France, 20 décembre 2010/African Press Organization (APO)/ — Point de presse du porte-parole du Quai d’Orsay / 17 décembre 2010 :
Q – Hier soir Washington a parlé d’indications selon lesquelles Laurent Gbagbo est prêt à partir. Quelles indications avez-vous et pourrait-il être accueilli en France s’il part ?
R – Vous évoquez une situation hypothétique. Je n’ai rien qui me permet de parler de manière raisonnable et responsable sur le sujet.
Je vous renvoie aux déclarations que fait actuellement le président de la République à Bruxelles.
Dans le contexte actuel, je réitère les appels que nous avons lancés au cours des derniers jours à la responsabilité des acteurs politiques, au calme, à l’apaisement, au respect de la légalité, du choix majoritairement exprimé par les électeurs ivoiriens il y a un certain nombre de jours maintenant.
Mme Alliot-Marie s’est exprimée hier sur un autre aspect auquel nous sommes très attentifs. Nous sommes bien-sûr très vigilants sur la sécurité de la communauté française à Abidjan. Notre ambassade est mobilisée, elle est en contact avec tous nos compatriotes qui sont sur place.
Q – Quelle est la consigne ?
R – La même qu’hier. De rester chez soi, éviter les déplacements, rester en contact permanent avec l’ambassade. Il existe une liaison permanente entre l’ambassade et nos compatriotes qui sont à Abidjan et dans le pays. C’est un suivi systématique de la situation dans laquelle se trouvent les uns et les autres. C’est évidemment un sujet de grande vigilance en ce qui nous concerne.
Q – Combien y-a-t-il de Français en Côte d’Ivoire ?
R – Les derniers chiffres que nous avons font état d’environ 15.000 Français.
Q – Est-ce que M. Gbagbo a une maison en France ?
R – Je ne sais pas. Ce n’est pas mon sujet aujourd’hui.
Q – Vous n’avez pas répondu à la question sur son éventuel accueil en France ?
R – Je n’y ai pas répondu car c’est une question hypothétique.
Q – Toujours sur la Côte d’Ivoire, est-ce que vous avez de votre côté un bilan des violences d’hier ?
R – Pour l’instant nous n’en avons pas. Cela dit, ce sont autant de morts de trop. Et c’est précisément la raison pour laquelle aujourd’hui nous réitérons nos appels au calme et à l’apaisement.
Q – Vous n’appelez pas à la liberté d’informer ? Il y des médias sur place qui ont connu quelques difficultés hier.
R – Nous sommes bien placés pour le savoir car notre attention a été attirée par les médias que représentaient ces équipes de journalistes sur place.
Nous avons tout mis en œuvre et nous y sommes arrivés avec succès, pour les mettre en sécurité car visiblement, les conditions dans lesquelles ils effectuaient leur mission d’information, à la liberté de laquelle nous sommes attachés, devenaient de plus en plus dangereuses pour leur sécurité physique. Notre ambassade s’est mobilisée à plusieurs reprises pour les mettre en sécurité. C’est le cas depuis hier soir.
SOURCE
France – Ministry of Foreign Affairs
