Posted by: africanpressorganization | 30 September 2010

Les États-Unis raffermiront leurs rapports avec le Puntland et le Somaliland

 


 

 

Les États-Unis raffermiront leurs rapports avec le Puntland et le Somaliland

 

 

WASHINGTON, 30 septembre 2010/African Press Organization (APO)/ — Les États-Unis ont l’intention d’engager un rapprochement avec les gouvernements du Puntland et du Somaliland dans le cadre de leur politique à deux volets consistant à contrer l’expansion de l’extrémisme terroriste tout en appuyant le gouvernement fédéral de transition en Somalie, a déclaré le secrétaire d’État adjoint aux affaires africaines, M. Johnnie Carson.

 

Lors d’une conférence de presse spéciale tenue le 24 septembre à New York, M. Carson a souligné que les États-Unis appuyaient le processus de paix de Djibouti, le gouvernement fédéral de transition (GFT) et le gouvernement du président somalien, Cheikh Chérif Cheikh Ahmed.

 

M. Carson a dit aux journalistes que le premier volet de la politique américaine visait à aider le GFT à devenir plus efficace et participatif et à le doter des capacités nécessaires pour fournir des services de base à la population. Par ailleurs, les États-Unis continueront à ouvrer en vue de renforcer la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM de son sigle anglais). Et l’engagement avec le Puntland et le Somaliland, a ajouté M. Carson, entre dans le cadre de ce second volet.

 

« Nous espérons être en mesure d’envoyer davantage de diplomates et de travailleurs humanitaires américains, de manière ad hoc, pour des consultations avec les responsables gouvernementaux sur les moyens de les aider à accroître la possibilité de fournir des services à la population et sur des projets éventuels d’aide au développement sur lesquels nous pourrions collaborer », a dit M. Carson. « Nous pensons que ces deux régions de la Somalie ont été des zones relativement stables sur le plan politique et civil et nous pensons qu’elles feront effet de rempart contre l’extrémisme et le radicalisme qui pourraient sortir du Sud. »

 

Les États-Unis, dans le cadre du second volet de leur politique, tendront la main à divers groupes des régions centrales et méridionales de la Somalie, aux gouvernements locaux et aux clans et sous-clans qui s’opposent aux shebabs, les extrémistes radicaux qui sévissent dans le sud du pays. Il s’agira de groupes qui ne sont pas officiellement ou directement alliés au GFT, a ajouté M. Carson.

 

« Nous chercherons les possibilités de travailler avec ces groupes et de déterminer qui ils sont, et essayerons de trouver les moyens d’appuyer leurs initiatives et activités de développement », a indiqué M. Carson.

 

Il a cependant souligné que les États-Unis se conformeraient à la position de l’Union africaine en ne reconnaissant qu’un État somalien unique.

 

Il a ajouté qu’en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, une conférence importante s’était tenue sur la Somalie sous les auspices du secrétaire général, M. Ban Ki-moon ; y avaient participé cinq chefs d’État africains et plusieurs ministres des affaires étrangères d’Afrique et d’Europe.

 

Le secrétaire d’État adjoint, M. James Steinberg, y a représenté les États-Unis et a énoncé la politique à deux volets, a déclaré M. Carson. Les problèmes en Somalie, dit-il, sont considérés comme un problème national pour le peuple somalien, un problème régional pour l’Afrique et un problème mondial.

 

« C’est un problème qui a métastasé au cours des deux dernières décennies, conduisant à une situation où nous avons maintenant des actes de piraterie internationale, des combattants étrangers arrivant en Somalie et certains groupes sur le terrain qui appuient les éléments résiduels de la cellule d’Al-Qaïda en Afrique de l’Est », a dit M. Carson.

 

La situation en Somalie constitue un problème régional en raison du grand nombre de réfugiés qui la fuient vers les pays voisins, notamment le Kenya, l’Éthiopie, l’Érythrée, le Yémen et Djibouti. Outre le flot important de réfugiés, il y a aussi le problème des quantités d’armes illicites qui sont acheminées en Somalie et du commerce illégal qui s’y produit, a-t-il ajouté.

 

« La Somalie est un État en effondrement avec un gouvernement faible, incapable d’imposer le pouvoir ou la stabilité et de fournir les services nécessaires à son peuple », a indiqué le secrétaire d’État adjoint aux affaires africaines.

 

Il a dit que par renforcement des rapports il entendait des rencontres périodiques avec les responsables des gouvernements du Puntland et du Somaliland pour discuter d’une vaste gamme de dossiers relatifs au développement, dont la santé, l’éducation, l’agriculture et les projets hydriques.

 

Le but est d’accroître leur capacité de gouverner et de fournir les services publics vitaux à la population, a souligné M. Carson, ajoutant que toutes les activités en Somalie seraient dirigées de Nairobi (Kenya).

 

Le processus de paix de Djibouti est une initiative africaine qui bénéficie de l’appui de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD de son sigle anglais), avait expliqué M. Carson lors d’une conférence de presse tenue en mars dernier sur ce processus. Ce dernier a aussi le soutien de l’Union africaine et de plusieurs États clés de la région tandis que les Nations unies, l’Union européenne, la Ligue arabe et l’Organisation de la conférence islamique s’étaient déclarées en sa faveur, a déclaré M. Carson. Le processus de paix de Djibouti reconnaît l’importance de tenter d’avoir un gouvernement somalien fédérateur qui tienne compte de l’histoire, de la culture et des relations entre clans et sous-clans.

 

SOURCE 

US Department of State


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