
UE – Zimbabwe / Point de presse du porte-parole du Quai d’Orsay
PARIS, France, 29 septembre 2010/African Press Organization (APO)/ — Point de presse du 29 septembre 2010.
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Q – Le président du Conseil de l’Union européenne, Herman Van Rompuy, a déclaré hier que l’UE pourrait revoir sa politique de sanctions à l’encontre du président Robert Mugabe et de son entourage si elle constate des “développements positifs” au Zimbabwe. Ne trouvez-vous pas cette hypothèse prématurée, alors même que, comme l’a dénoncé hier Human Rights Watch, les partisans de Robert Mugabe multiplient les actes de violence politique ?
R – Le dialogue politique avec le Zimbabwe a été relancé dès le 18 juin 2008, soit quatre mois après la formation d’un gouvernement d’union nationale. Lors du réexamen annuel des “mesures” en février 2010, les mesures restrictives en vigueur ont été allégées pour saluer la mise en place de ce gouvernement. C’était la première fois qu’un allégement de ces mesures intervenait depuis février 2002, date à laquelle elles avaient été mises en place.
L’augmentation de l’aide européenne au Zimbabwe, passant de 82 millions d’euros en 2008 à 110 millions d’euros en 2009, est destinée à soutenir l’action du gouvernement d’union nationale dans les secteurs sociaux, notamment la sécurité alimentaire, la santé et l’éducation.
La Haute Représentante, Catherine Ashton, a reçu une délégation ministérielle zimbabwéenne dans le cadre du dialogue politique le 2 juillet dernier et a rappelé que l’Union européenne se tenait prête à répondre positivement à toute avancée dans la mise en œuvre de l’Accord politique global (GPA) du 15 septembre 2008.
Pour le peuple zimbabwéen comme pour la stabilité de la région, nous espérons que le rétablissement de l’Etat de droit, inscrit dans l’Accord politique global pourra se concrétiser au plus tôt. Il s’agit d’un préalable indispensable au développement durable du Zimbabwe et au renforcement de la relation avec l’Union européenne.
SOURCE
France – Ministry of Foreign Affairs
