Posted by: africanpressorganization | 10 August 2010

Le Forum de l’AGOA rend hommage à des femmes entrepreneurs africaines / Le Conseil des entreprises privées sur l’Afrique organise un déjeuner de réseautage

 


 

 

 

Le Forum de l’AGOA rend hommage à des femmes entrepreneurs africaines / Le Conseil des entreprises privées sur l’Afrique organise un déjeuner de réseautage

 

 

WASHINGTON, 10 août 2010/African Press Organization (APO)/ –Le Conseil des entreprises privées sur l’Afrique (Corporate Council on Africa ou CCA) a rendu hommage à 34 femmes entrepreneurs africaines qui participaient au Neuvième forum annuel de Coopération économique et commerciale entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne – plus connu sous le nom du Forum de l’AGOA, d’après la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique – lors d’un déjeuner au cours duquel elles se sont entretenues avec d’autres chefs d’entreprises qui souhaitaient accroître les échanges avec l’Afrique.

 

Au cours d’une entrevue accordée le 3 août à America.gov, M. Steve Hayes, P.D.G. du CCA, a qualifié le Programme des femmes entrepreneurs (African Women Entrepreneurship Program ou AWEP) et son affiliation à l’AGOA de « l’une des initiatives les plus innovatrices de l’AGOA depuis plusieurs années. Je crois qu’il s’agit d’un très bon premier pas qui doit être élargi pour y inclure davantage de femmes ». Il a déclaré que le Conseil avait la possibilité de jouer un rôle plus actif dans la promotion et la formation des femmes africaines chefs d’entreprises.

 

Les femmes d’affaires africaines et les petites entreprises « sont nettement plus importantes que nous le réalisons », a dit M. Hayes. « Je crois que beaucoup de vos principaux chefs d’entreprises sur le continent sont des femmes – ce sont elles les productrices de l’Afrique. C’est un constat qui permet enfin de reconnaître que la participation des femmes dans le milieu d’affaires africain est absolument vitale. »

 

L’interview se déroulait tandis que M. Hayes regardait la salle bondée de l’Hôtel Washington où les invitées africaines s’entretenaient d’affaires et établissaient des contacts entre elles et avec leurs homologues américains.

 

Les femmes-cadres

 

L’une des ces femmes, Mme Munci Marie Dilu, qui est directrice générale de Diluton Continental Foods en République démocratique du Congo, a déclaré que le Programme des femmes africaines entrepreneurs permettait à celles-ci de forger des relations entre elles et avec leurs homologues aux États-Unis de même qu’avec des responsables du gouvernement américain. Elle a qualifié le programme de « très édifiant et très intéressant ».

 

Mme. Dilu, qui achète et qui vend du café et des produits alimentaires africains, est à la recherche de technologies modernes susceptibles d’améliorer la qualité de ses produits, ainsi que de nouvelles occasions d’échange avec les États-Unis.

 

« Comment améliorer la qualité des produits alimentaires est très important car nous avons du retard à rattraper en Afrique. Nous souhaitons ramener avec nous quelques avantages qui découlent de ce programme afin de pouvoir échanger du savoir avec les Américains qui sont plus avancés en matière de l’agro-industrie. »

 

Mme. Dilu est convaincue que de nombreux Américains, notamment les Afro-Américains, apprécieraient certains plats ethniques et les épices exotiques de son entreprise. Elle a également indiqué qu’elle voulait importer des produits alimentaires américains en Afrique. Le manque d’accès au capital, a-t-elle souligné, est l’un des principaux obstacles auquel se heurtent tous les entrepreneurs d’Afrique.

 

Une autre femme entrepreneur, Mme Flotea Geofrey Massawe, est fondatrice et directrice générale de Marvelous Flotea Company. Elle a déclaré que le Forum lui avait beaucoup appris sur la manière de gérer une entreprise.

 

Avec l’AWEP, a-t-elle dit, les femmes « s’intéressent nettement plus » à la réussite dans les affaires. « Nous sommes connectées » à des personnes dotées de l’information, de la technologie et de la formation dont les femmes entrepreneurs ont besoin. J’ai maintenant une chance réelle de développer mon entreprise avec des achats accrus et une commercialisation plus poussée » sur le marché américain, a-t-elle indiqué. L’entreprise de Mme. Massawe fabrique des articles créatifs à base de textiles, tels que des colliers et d’autres bijoux.

 

Mme Mary Anyango Otiang est directrice générale de Solomar Investment au Kenya ; elle voulait apprendre, dit-elle, comment exporter des fruits et des légumes frais aux États-Unis, tout comme elle le fait à présent avec l’Europe et le Moyen Orient. « Il y a tellement de choses au titre de l’AGOA que j’ignorais. (…) J’ai beaucoup appris. »

 

Mme. Otiang voudrait trouver un investisseur américain comme partenaire dans son entreprise et elle a déclaré que des vols directs entre le Kenya et les États-Unis permettraient de renforcer considérablement la commercialisation des produits entre les deux pays. Elle s’est plainte du « manque général de connaissances à l’égard de l’AGOA » en Afrique, lacune qui devait être comblée. C’est vraiment par hasard que j’ai pris connaissance de l’AGOA lorsque je suis allée à l’USAID. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des petites et moyennes entreprises (PME) ne sont pas au courant de l’AGOA ».

 

Pour sa part, la Malienne Assitan Keita Simpara a déclaré à America.gov que l’AWEP avait été « extrêmement important. J’ai été particulièrement impressionnée d’apprendre à quel point le gouvernement des Etats-Unis faisait d’efforts pour promouvoir de nouvelles possibilités économiques en Afrique. »

 

Par l’intermédiaire d’un interprète, Mme. Simpara, qui est directrice générale et propriétaire de Kissima Industry, s’est dite confiante du fait que son entreprise serait capable d’exporter des produits aux États-Unis. « Je suis en train de travailler sur un fruit sauvage dans mon pays pour produire toute une gamme de produits de beauté, tels que des shampoings, des crèmes pour le visage et d’autres produits de beauté. »

 

Mme Habibatu Sidi Taleb Ahmed, qui a fondé Habibatu Entreprises en Mauritanie, a déclaré qu’elle espérait pouvoir exporter des tissus teint en chiné et des accessoires aux États-Unis. Mme. Ahmed a ajouté qu’elle avait rencontré un grand nombre de personnes qui voulaient faire des affaires avec son entreprise, mais tout comme d’autres femmes entrepreneurs, elle souffre du manque de financement bien qu’elle demeure « très optimiste ».

 

La Burkinabé Sonia Soutonnoma Nikiema a dit qu’elle considérait l’AGOA comme une occasion de faire des affaires avec les États-Unis. Mme. Nikiema, qui figure parmi les membres fondateurs de l’Association burkinabée pour la promotion des jeunes filles, a déclaré que son entreprise espérait exporter du beurre de karité aux États-Unis pour son utilisation dans des produits de beauté et des produits alimentaires tels que le chocolat et le savon comme elle le fait en Europe actuellement. « Nous avons une grande capacité, avec 4,500 femmes qui produisent du beurre de karité. »

 

Mme Heidi Ilse Van Hase est propriétaire et directrice artistique de Casa Anin en Namibie ; elle a déclaré que son entreprise de textile et de linge de maison devra accroître ses capacités pour pouvoir exporter vers les États-Unis dans le cadre de l’AGOA.

 

« Nous avons forgé un très grand nombre de relations très utiles dans le cadre de ce programme », a-t-elle déclaré, exprimant l’espoir que ces informations contribueront à la commercialisation de biens en tant que produits-créneau.

 

« Les femmes travaillent dans le milieu des affaires depuis des siècles mais sur une très petite échelle. (…) Maintenant elles deviennent de plus en plus puissantes dans les PME et nos gouvernements se rendent compte que les femmes dans les entreprises sont une solution gagnante », a-t-elle déclaré.

 

De retour dans mon pays, a-t-elle dit, « ma mission sera de concentrer mes efforts en faveur des femmes entrepreneurs et de promouvoir l’AGOA auprès des entreprises susceptibles d’y être admissibles au niveau de l’exportation ».

 

De Washington, les 34 femmes chefs d’entreprises et le Forum de l’AGOA se sont rendus à Kansas City (Missouri) pour deux jours de réseautage dans le cadre de l’agro-industrie du 5 au 6 août.

 

La Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA) a été d’abord promulguée en 2000 dans le but d’accroître les échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne en offrant des préférences tarifaires aux pays qui font des progrès dans la réalisation de réformes économiques, juridiques et en matière des droits de l’homme.

 

SOURCE 

US Department of State


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