
Sommet France – Afrique / Soudan
PARIS, France, 24 mars 2010/African Press Organization (APO)/ — Actualités diplomatiques du ministère français des Affaires étrangères / Point de presse du 23 mars 2010.
(…)
(On sait que la France a envoyé une invitation au Soudan pour désigner un représentant pour le sommet France-Afrique. Avez-vous un commentaire ? Pourquoi cette invitation ? Que représente le Soudan pour la France aujourd’hui ? Est-ce que les relations sont apaisées entre les deux pays ?)
Les invitations du sommet France-Afrique étant adressées par la présidence de la République, je vous renvoie vers l’Elysée.
S’agissant du sommet France-Afrique et des relations avec les pays africains, nous étudions la possibilité d’organiser avec la presse une rencontre informelle avant ce sommet. Nous reviendrons vers vous à ce sujet le moment venu.
En ce qui concerne le Soudan, le processus de Doha progresse avec les différents accords qui ont été signés au Qatar ainsi qu’avec le MJE.
Dans ce cadre, nous souhaitons qu’une solution soit trouvée s’agissant de la crise au Darfour, cela dans l’intérêt de la région. Nous soutenons les efforts du Qatar en ce sens et ceux du médiateur des Nations unies, Jibril Bassolé.
(Est-ce que le président Bachir a le droit légal de venir en France ?)
Ce n’est pas ainsi que la question se pose. Je vous rappelle qu’un mandat d’arrêt a été émis par la Cour pénale internationale à l’encontre de M. Bachir. C’est donc une question de droit international. Le statut de Rome précise les obligations des Etats parties.
(Le sommet France-Afrique à la base organisé en Egypte a été transféré en France pour éviter le problème soudanais. Maintenant le Soudan risque d’être invité. La France pourrait-elle demander un sursis ou l’annulation du mandat d’arrêt à l’encontre d’Omar Al Bachir pour lui permettre d’assister au sommet en France étant donné les progrès que vous citez sur le terrain au Darfour ?)
D’après les informations communiquées par la présidence de la République, une lettre d’invitation a été adressée au Soudan. Ce pays est donc bien invité à être représenté à ce sommet. Si le mandat d’arrêt d’Omar Al Bachir devait être levé par la CPI, il s’agirait d’une décision du Conseil de sécurité des Nations unies. Notre position sur la justice internationale est très claire, nous avons soutenu la création de la CPI et nous soutenons son action.
SOURCE
France – Ministry of Foreign Affairs
