Posted by: africanpressorganization | 21 January 2010

Visite du Président de la Banque mondiale en Afrique

 

 


 

 

Visite du Président de la Banque mondiale en Afrique

 

WASHINGTON, 21 janvier 2010/African Press Organization (APO)/ — Le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, entame mardi une visite de huit jours en Afrique, au cours de laquelle il compte attirer l’attention des gouvernements, des partenaires au développement et des investisseurs sur les opportunités à saisir pour un nouvel élan dans la dynamique de croissance et de lutte contre la pauvreté sur le continent.

Quoique durement touchés par les crises alimentaire, énergétique et financière, les États africains ont cependant persévéré dans le renforcement de leurs politiques économiques et maintenu le cap sur le développement durable pour les uns, et la reconstruction au lendemain d’un conflit pour les autres.

Le périple africain de M. Zoellick le conduira tour à tour en Sierra Leone, puis en Côte d’Ivoire et enfin en Éthiopie, où il prendra part au sommet de l’Union africaine (UA).

En prélude à son départ, M. Zoellick a noté que de nombreux pays africains avaient connu une décennie de croissance soutenue avant l’avènement de la crise économique mondiale, et qu’il est important de préserver ces acquis en mettant l’accent sur les investissements dans les secteurs promoteurs de la croissance.

« Le but de mon voyage en Afrique est, d’une part, de m’instruire davantage sur les voies adoptées par les différents États à travers le continent afin de juguler l’impact de la crise alimentaire ; et d’autre part, de voir dans quelle mesure nous pouvons continuer d’œuvrer ensemble dans le but d’améliorer les perspectives de croissance économique et d’élargir le champ des opportunités dont le continent peut tirer profit », a souligné M. Zoellick. « Une grande partie de l’Afrique a su enregistrer une croissance soutenue, y compris certains États fragiles ; c’est donc dire que le continent a le potentiel de devenir un autre pôle de croissance pour l’économie mondiale », a-t-il ajouté.

Pour ce qui est des États fragiles, M. Zoellick préconise des réformes d’urgence tant sur le plan d’orientation politique que du cadre institutionnel ; éléments favorables à la stabilité, au renforcement des capacités, à l’élargissement du champ des opportunités économiques et au succès dans la lutte contre la pauvreté.

Le président du Groupe de la Banque mondiale a également fait un plaidoyer en faveur des politiques et des investissements de nature à accroître l’apport africain dans les échanges mondiaux et entre pays africains, en mettant en avant l’intégration régionale, ainsi que la mise en place des infrastructures critiques dans les secteurs de l’énergie, des transports et de l’irrigation, afin de promouvoir l’agriculture, les industries manufacturières et l’adaptation aux changements climatiques.

En marge des travaux du sommet de l’Union africaine, M. Zoellick sera conjointement l’hôte d’un déjeuner de travail avec le président de la Banque africaine de développement (BAD), M. Donald Kaberuka, auquel prendront part plusieurs dirigeants africains. La rencontre portera essentiellement sur l’impact transformateur des technologies de l’information et de la communication (TIC) sur le devenir du continent.

« Les sceptiques se sont demandé si l’Afrique était prête pour une révolution dans le domaine des télécommunications, ce à quoi les entrepreneurs africains ont répondu par des actions concrètes soutenues en cela par un cadre politique favorable », a déclaré M. Zoellick.

Le forum devrait aussi être l’occasion d’exhorter les dirigeants africains à lever les restrictions qui empêchent le secteur privé de jouer le rôle essentiel qui lui permettra de franchir une étape supérieure en matière de connectivité haut débit, facteur clé pour la création d’emplois. Les potentialités des TIC pour faire progresser l’agriculture, l’éducation, la santé et bien d’autres secteurs seront aussi soulignées lors de ce forum.

Par ailleurs, ce voyage permettra à M. Zoellick de visualiser l’état des projets financés par la Banque mondiale dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et de la pêche. Il s’entretiendra aussi avec des représentants d’autres bailleurs de fonds et des organisations de la société civile, partenaires clés dans la promotion de la paix, l’avancement de la transparence, la bonne gestion et la bonne gouvernance.

Pour l’exercice 2009, le Groupe de la Banque mondiale a engagé un montant record de 58,8 milliards de dollars en faveur de l’Afrique sous forme de crédits, dons, investissements et garanties, représentant une hausse de 54% par rapport à l’exercice précédent. L’octroi de ces financements a été opéré par le biais de l’Association internationale de développement (IDA) et de la Société financière internationale (IFC). L’Afrique compte pour la moitié des récipiendaires des dons et crédits à faible taux d’intérêt de l’IDA, la branche du Groupe de la Banque mondiale qui finance les opérations dans les 79 pays les plus pauvres du monde. L’IFC – la filiale qui fournit des investissements et des services de conseil visant à renforcer le secteur privé dans les pays en voie de développement – a vu ses engagements en Afrique passer de 445 millions de dollars en 2005 à 1,82 milliard de dollars en 2009.

 

SOURCE 

The World Bank


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