Posted by: africanpressorganization | 15 January 2010

Améliorer l’apprentissage et la qualité de l’éducation à travers l’utilisation des langues et des cultures africaines / Conférence panafricaine au Burkina Faso

 

 


 

 

Améliorer l’apprentissage et la qualité de l’éducation à travers l’utilisation des langues et des cultures africaines / Conférence panafricaine au Burkina Faso

 

 

OUAGADOUGOU, Burkina-Faso, 15 janvier 2010/African Press Organization (APO)/ — Le Burkina Faso accueille du 20 au 22 janvier 2010 une conférence panafricaine

pour la mise en oeuvre réussie des politiques d’éducation multilingues

Tunis, 14 janvier 2010 – Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, accueille, du 20 au 22

janvier 2010, une conférence sur l’intégration des langues et des cultures africaines dans

l’éducation à laquelle 26 pays du continent prendront part.

Organisée conjointement par l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique

(ADEA), l’Institut de l’UNESCO pour l’apprentissage tout au long de la vie (UIL) et le

ministère burkinabé de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation, cette conférence sera

l’occasion d’un dialogue entre les ministères africains de l’éducation, les professionnels,

experts et chercheurs de ce secteur ainsi que les partenaires au développement sur les enjeux

politiques et techniques liés à l’introduction de réformes en faveur de politiques éducatives

multilingues utilisant les langues et les cultures africaines.

L’utilisation des langues africaines comme vecteur de l’instruction est reconnu comme étant

un facteur essentiel d’une éducation de qualité en Afrique. En effet, l’inefficacité scolaire,

qu’attestent les taux élevés d’abandon et de redoublement parmi les apprenants, est liée, dans

une large mesure, au fait que les enfants doivent apprendre à lire, acquérir des connaissances

et passer des examens dans une langue que souvent ils ne maîtrisent pas, ni ne pratiquent.

Une étude de 2005, commandée par l’ADEA, l’UIL et la GTZ et présentée à une conférence

à Windhoek (Namibie) sur l’enseignement en langues locales et l’éducation bilingue, a

montré la nécessité de promouvoir l’éducation multilingue pour améliorer les résultats de

l’apprentissage et l’efficacité des systèmes éducatifs africains. Sur la base des conclusions de

la conférence, un guide d’orientation des politiques a été élaboré.

A Ouagadougou, les participants échangeront sur les enseignements tirés des pratiques

concrètes visant à promouvoir et à mettre en oeuvre des politiques efficaces d’éducation

multilingue. Ils approfondiront les leçons apprises dans le but d’améliorer la compréhension

des conditions de réussite.

La conférence traitera des défis relevant à la fois de la volonté politique, de l’expérience

technique et du développement des capacités pour l’introduction de la réforme, importante

mais nécessaire, des politiques et pratiques concernant l’utilisation des langues africaines

dans l’éducation et par conséquent de l’amélioration de la qualité de l’éducation pour tous en

Afrique. Il s’agit aussi de contribuer à la réalisation des objectifs du Plan d’action de l’Union

africaine pour la Deuxième décennie de l’Education en Afrique.

La conférence sera divisée en deux parties. Un atelier d’une journée pour les experts se

concentrera sur les défis et principes directeurs pour le développement et la mise en oeuvre

des politiques d’enseignement par les langues. Parmi les questions abordées figureront : les

cadres légaux et les politiques ; le plaidoyer, notamment en direction au niveau des

communautés ; le renforcement institutionnel et le développement des capacités ; l’évaluation

des résultats de l’apprentissage ; les curricula et la formation ; la recherche. Les

recommandations de la réunion des experts seront ensuite présentées aux ministres pour leur

validation.

Le principal résultat attendu de la rencontre est l’adoption d’un guide des politiques – qui sera

ensuite diffusé et publié – sur la mise en oeuvre de réformes visant l’éducation multilingue et

l’utilisation des langues africaines comme langues d’instruction.

Outre le Burkina Faso, les pays suivants, invités aux niveaux ministériel et technique, sont

attendus à la conférence : l’Afrique du Sud, l’Angola, le Bénin, le Botswana, le Cameroun, le

Congo, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Ghana, la Libye, Madagascar, le Malawi, le Mali, l’Ile

Maurice, le Mozambique, la Namibie, le Niger, le Nigéria, l’Ouganda, la République

centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Sénégal, le Tchad et la

Zambie.

Tunis, le 14 janvier 2010.

Contacts presse :

• Alcinou Da Costa, consultant communication et presse, alcinou@orange.fr

Tel à Créteil (France) : +33/ 1 49 80 34 82 ; +33/ 6 09 61 75 27 (portable)

• Thanh-Hoa Desruelles, Relations externes et communication, ADEA, t.desruelles@afdb.org,

Tel à Tunis (Tunisie) : +216/ 7110 3432 (bureau), +216/ 21 69 11 46 (portable – roaming)

 

Agence relocalisée temporairement

BP 323 – 1002 Tunis Belvédère – Tunisie

Tél : +216/ 71 10 39 00

Mél : t.desruelles@afdb.org site web : www.adeanet.org 2/2

 

SOURCE 

Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA)


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