
Forte mobilisation politique pour la Quatrième conférence internationale sur le développement de la petite enfance en Afrique.
DAKAR, Sénégal, 11 novembre 2009/African Press Organization (APO)/ — La conférence a été ouverte hier par le président du Sénégal, M. Abdoulaye Wade en
présence du président du Mali, M. Amadou Toumani Touré
La Quatrième conférence internationale sur le développement de la
petite enfance (DPE) en Afrique, sur le thème « De la définition de la politique à l’action : accroître
l’investissement dans le DPE pour un développement durable », a été ouverte aujourd’hui à Dakar,
par le président du Sénégal, M. Abdoulaye Wade. La cérémonie officielle d’ouverture s’est déroulée
en présence du président du Mali, M. Amadou Toumani Touré, invité d’honneur, et des premières
dames du Sénégal, du Cap-Vert et de Zanzibar, Mmes Viviane Wade, Abdelcia Pires et Shadiya
Karume. Outre les discours des deux chefs d’Etat, des allocutions d’ouverture ont également été
prononcées par la ministre d’Etat, ministre de la famille, de la sécurité alimentaire, de l’entreprenariat
féminin, de la micro-finance et de la petite enfance, Mme Ndeye Khady Diop, le Secrétaire exécutif
de l’ADEA, M. Ahlin Byll-Cataria, la Directrice du Bureau de l’UNESCO pour l’éducation en
Afrique (BREDA), Mme Ann-Thérèse Ndong-Jatta et le Directeur régional de l’UNICEF pour
l’Afrique de l’Ouest et centrale, M. Gian Franco Rotigliano.
Le Secrétaire exécutif de l’ADEA s’est réjoui du soutien apporté par de nombreux partenaires au
développement à l’organisation de la conférence et de la forte mobilisation des décideurs politiques
au plus haut niveau, pour le thème de la conférence. « Si nous sommes venus si nombreux », a-t-il
déclaré, c’est parce que nous nous accordons à penser que les programmes DPE agissent en faveur
de l’équité sociale et économique, favorisent l’égalité entre les sexes, facilitent le passage à l’école
primaire et ont des effets positifs sur les résultats scolaires ». Ouverte par deux chefs d’Etats, la
conférence compte aussi la présence d’environ une dizaine de premières dames ainsi que des
ministres de l’éducation, des finances, de la santé et de la famille en provenance de plus d’une
trentaine de pays africains.
M. Byll-Cataria a souligné le rôle capital du DPE pour surmonter les défis considérables qui se posent
à l’éducation dans la plupart des pays africains. Actuellement, plus de la moitié des 130 Millions
d’enfants âgés de 0 à 6 ans vivent dans la pauvreté et ne bénéficient pas de programmes de santé et
d’éducation. Les taux d’abandon et de redoublement sont très élevés au cours des trois premières
années de scolarisation. En outre, plus de la moitié des enfants qui terminent l’école primaire ne
maîtrisent pas les connaissances de base en lecture, en écriture et en calcul. «Les études sur le DPE»,
Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate
Groupe de travail de l’ADEA sur le développement de la petite enfance (GTDPE)
UNESCO BREDA
12 avenue Léopold Sédar Senghor
B.P. 3311 Dakar, Sénégal
E-mail: r.diawara@unesco.org; pstansbery@savechildren.org 2/3
le Secrétaire exécutif a souligné, « montrent les économies réalisées à moyen terme grâce à la baisse
des redoublements, à la réduction des coûts d’éducation spéciale dans l’enseignement primaire et
secondaire et de ceux liés à l’assistance sociale et aux services de protection, et à la réduction de la
délinquance juvénile et des coûts des services générés par la violence. »
M. Byll-Cataria a par ailleurs invité les participants a réfléchir aux politiques et stratégies de
développement de la petite enfance qui ciblent plus particulièrement les enfants vulnérables,
notamment les orphelins de pays à forts taux de prévalence du VIH/SIDA qui représentent, dans
certains pays jusqu’à 33% des apprenants du primaire et environ 50% des enfants à la fin du
secondaire.
La Directrice du Bureau régional de l’éducation pour l’Afrique (BREDA), Mme Ndong Jatta, a
regretté qu’en dépit des déclarations internationales en faveur de l’éducation et la santé des enfants,
telles que la Convention de l’ONU sur les droits de l’enfants, l’éducation et la protection de la petite
enfance (EPPE) ne constitue malheureusement toujours pas une priorité, ni pour les partenaires au
développement, ni pour la plupart des pays africains puisqu’il constitue, en moyenne, moins de 10%
des budgets destinés au primaire.
Elle a rappelé le manque d’efficacité des systèmes de soins de santé et d’éducation avec, d’une part
des taux élevés de mortalité et de morbidité infantiles et, d’autre part, des taux inadmissibles de
redoublement, d’échec et de déperdition scolaire. « Ces gaspillages » a-t-elle déclaré, « ont pour
résultat la pauvreté intergénérationnelle, les conflits et désordres civils ainsi que le sousdéveloppement
».
« Après près d’un demi siècle d’investissements publics dans l’éducation, la santé et le bien être, les
pays africains se caractérisent toujours par la présence d’une population en majorité analphabète ou
mal instruite, pauvre en revenus, pauvre en connaissances et en technologie, mal-nourrie ou sous
alimentée » a-t-elle déploré, interrogeant ainsi la rentabilité des investissements effectués dans le
développement du capital humain.
Pour pouvoir briser ce cercle, Mme Ndong-Jatta a appellé les chefs de gouvernements à effectuer un
changement de paradigme. « Tant que les dirigeants africains ne prendront pas de recul pour
réfléchir et investir dans les ressources humaines à travers un ciblage spécifique des enfants de 0 à 8
ans et de leurs mères, la vision d’une Afrique développée et prospère restera une simple vision» a-telle
déclaré.
Le Directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et centrale a également appelé les
gouvernements africains à se mobiliser pour l’éducation pré-scolaire, qui ne couvre pour l’instant que
15% des jeunes enfants africains.
Dans son allocution, Mme Khady Diop a mis en exergue l’importance accordée par le Sénégal à
l’éducation en général, et au développement de la petite enfance en particulier.
Le président du Sénégal, M. Abdoulaye Wade, a en effet rappelé que le Sénégal est un des rares pays
d’Afrique à consacrer plus de 40% de son budget à l’éducation. Il a cité les progrès réalisés par le
projet de la Case des tout-petits, un programme de développement de la petite enfance holistique et
Groupe de travail de l’ADEA sur le développement de la petite enfance (GTDPE)
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intégré, lancé par son gouvernement en 2000, lors du Forum mondial sur l’éducation pour tous. Il a
exprimé le soutien qu’il continuerait d’apporter au Groupe de travail sur la petite enfance de l’ADEA
(GTDPE), notamment en relayant les messages de la conférence envers ses pairs de l’Union africaine.
Le président du Mali, M. Amadou Toumani Touré, a remercié le Sénégal pour son invitation et a
informé la conférence de la coopération bilatérale qui existe entre le Mali et le Sénégal dans le
domaine de la petite enfance, à travers la mise en place de Cases des tous petits au Mali. Il a partagé
avec les participants ses réflexions relatives à son engagement pour la petite enfance et les mesures
prises dans son pays pour le DPE. Le Mali finalise actuellement sa politique et ses stratégies de
développement de la petite enfance.
La Quatrième conférence internationale africaine pour le développement de la petite enfance est
organisée conjointement par le Groupe de travail de l’Association pour le développement de
l’éducation en Afrique (ADEA) sur le développement de la petite enfance (GTDPE) et le
gouvernement du Sénégal, avec le soutien financier et technique de nombreuses organisations de
coopération pour le développement.
La conférence s’achèvera le 13 novembre.
Pour plus d’informations sur la conférence et pour consulter le programme consultez :
http://ecdconference.org/French/index.html
Dakar, le 10 novembre 2009
Contacts presse:
• Kate Conradt, Directeur, média et communications, Save the Children, kconradt@savechildren.org
à Washington D.C. (jusqu’au 8 novembre): tel. +1/ 202 640 6631 (bureau), +1/ 202 294 9700
(portable)
à Dakar (à partir du 8 novembre): +221/ 77 57 50 897
• Caro Diagne Ndao, Responsable de la Communication, Agence Nationale de la case des Tout-petits,
Dakar Sénégal, tel. +221 77 645 81 01
• Lawalley Cole, Coordinateur, Groupe de travail de l’ADEA sur la communication pour l’éducation et
le développement (GTCOMED), l.cole@unesco.org:
à Cotonou (jusqu’au 8 novembre): +229/ 21 32 04 12/ 2132 03 53 (bureau); +229/ 95 29 51 55
(portable).
à Dakar (à partir du 8 novembre): +221/ 77 599 45 64
• Thanh-Hoa Desruelles, Relations externes et communication, ADEA, t.desruelles@afdb.org,
à Tunis (jusqu’au 9 novembre): tel. +216/ 7110 3432 (bureau), +216/ 21 69 11 46 (portable).
à Dakar (à partir du 9 novembre): +221/ 77 621 95 30
SOURCE
Association pour le Développement de l’Education en Afrique (ADEA)









