
Cote d’Ivoire / Point de presse hebdomadaire de l’ONUCI
ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 26 juin 2009/African Press Organization (APO)/ — Kenneth Blackman (Porte-parole a. i ONUCI) : Mesdames et messieurs bonjour et bienvenus à la conférence de presse hebdomadaire de l’ONUCI. Le porte-parole, Hamadoun Touré, est hors de la mission. Je le remplace, donc. Je m’appelle Kenneth Blackman.
Tout d’abord, comme vous savez, le processus d’identification et d’enrôlement de la population tire à sa fin et l’ONUCI encourage fortement les ayant-droit qui ne l’ont pas encore fait, à se faire identifier pour pouvoir accomplir dans quelques mois, pour ceux qui le peuvent, leur devoir civique et pour les autres, pour entrer en possession de leur papier d’identité. J’aimerais réitérer que l”ONUCI continuera d’appuyer le processus.
En ce qui concerne nos activités, j’aimerais vous rappeler que le Festival des Arts Martiaux pour la paix aura lieu dimanche au Palais de la Culture à Treichville, Salle François Lougah, de 9 heures à 13 heures. Ce festival est organisé par l’ONUCI en partenariat avec la Fédération de Karaté do et disciplines associées, la Fédération ivoirienne de Judo et Disciplines associées, et la Fédération ivoirienne des arts martiaux chinois. Tout le monde est invité, et vous pouvez vous attendre à un beau spectacle.
Cette manifestation entre dans le cadre de la promotion de la paix par le sport à travers ses idéaux de tolérance et de respect de l’autre. Elle permet d’offrir une plate-forme de retrouvailles, une plate-forme d’échanges à travers le sport. Par ailleurs, la tenue de ce Festival des Arts Martiaux pour la Paix répond à une des recommandations d’un atelier organisé le 19 mai 2009, ici à Sebroko, sur « la contribution du sport à la paix et à la cohésion sociale », et auquel ont participé des représentants d’associations sportives ainsi que des journalistes sportifs. Ils ont recommandé d’utiliser différentes disciplines sportives pour la promotion de la paix.
Dans le même ordre d’idées, samedi dernier l’ONUCI a organisé un tournoi de Maracana pour la paix à Bouaké. Six équipes ont pris part à cette activité et deux d’entre elles ont été constituées par les éléments du Centre de Commandement Intégré (CCI). Ces frères d’armes issus des FDS et des FAFN se sont retrouvés pour la toute première fois sous le même maillot, défendant les mêmes couleurs. Il s’agit là d’une étape importante pour le retour à une vie normale entre frères d’armes. Et cela a une signification spéciale pour le processus de paix en général. Le sport confirme ainsi son pouvoir fédérateur.
Pour nous, à l’ONUCI, notre implication auprès des sportifs pour la promotion de la paix fait partie d’un tout. Elle puise son origine dans la conviction que la recherche de la paix durable implique tout le monde. Certains sont au premier plan, tels les acteurs politiques et politico-militaires, mais il y a également d’autres segments de la population qui peuvent contribuer, chacun à sa manière, chacun selon sa spécificité. Donc, en plus des sportifs, on est également en partenariat avec les artistes ivoiriens.
C’est ainsi que, l’an dernier, on a organisé une première édition de notre caravane artistique pour la paix. La deuxième édition est en cours en ce moment. Hier, elle était à Bouaflé. Aujourd’hui il s’agira de communier avec les populations de Dabakala. Les prochaines étapes concerneront les villes de Béoumi, Aboisso, Adzopé, Daoukro et Divo. L’apothéose de cette seconde édition de la caravane artistique pour la paix aura lieu le 14 juillet à Yopougon, plus précisément à la Place Ficgayo.
Par ailleurs, nos forums d’information et de sensibilisation continuent. Le 30 juin, on sera dans la ville de Bonoua, et vous êtes tous conviés.
Comme vous le savez, l’ONUCI a initié une série de séminaires avec la société civile ivoirienne. L’objectif est de renforcer les capacités de cette société civile, qui est importante dans cette phase de sortie de crise. L’ONUCI a organisé de telles formations à Odienné, à Bouaké, à Daloa, à Abidjan, et aujourd’hui même, la société civile de la région de N’zi-Comoé se réunit à Bongouanou pour une formation sur « la promotion de la culture de la paix et le renforcement de la cohésion sociale ». Un autre atelier aura lieu les 29 et 30 juin à San Pedro, autour du thème « médias et cohésion sociale » et destiné à la société civile du Bas Sassandra.
Finalement, en collaboration avec les Ministères de l’Intérieur et de la Réconciliation Nationale, l’ONUCI a organise deux séminaires dans les régions du Haut Sassandra et du Zanzan pour renforcer les capacités du corps préfectoral sur les mécanismes de prévention, de gestion et de règlement des conflits. A cet effet je passe la parole à Mme Cecilia Piazza, chef de la Division des Affaires Civiles, pour vous donner plus de détails sur ces deux séminaires. Je vous remercie.
Cecilia Piazza (Chef de l’Unité des Affaires Civiles) : Chers membres de la presse, effectivement un séminaire sur le « Renforcement des capacités du corps préfectoral sur les mécanismes de prévention, de gestion et de résolution des conflits » s’est achevé hier, mercredi, à Bondoukou. Cet événement a été organisé par la Section des Affaires civiles et le Bureau de l’Information Publique de l’ONUCI, en partenariat avec le Ministère de l’Intérieur et le Ministère de la Réconciliation Nationale et des Relations avec les Institutions. Nous tenons ici à remercier lesdits ministères, le Préfet de la région de Zanzan, ainsi que l’ensemble des participants, membres du corps préfectoral de la région du Zanzan et la société civile, pour le vif intérêt et soutien apporté à cette initiative.
Deux jours durant, l’ensemble du corps préfectoral de la région – Préfets, Secrétaires généraux et Sous-Préfets – a eu l’opportunité d’échanger sur des thèmes tels que l’analyse de conflit, le processus et les techniques de règlement des conflits, en particulier les techniques de négociation et de médiation. Ce séminaire s’inscrit dans le cadre de l’action de l’ONUCI en appui au processus de sortie de crise.
J’aimerais également signaler que la semaine passée, ce même séminaire s’est tenu à Daloa pour le corps préfectoral de la région du Haut-Sassandra. Nous allons maintenant évaluer avec les ministères partenaires l’opportunité d’étendre cette initiative à d’autres régions de la Côte d’Ivoire. Je vous remercie pour votre attention.
KB : Merci Cecilia. Si vous avez des questions on est là pour y répondre
François Gombahi (ONUCI FM): Ma première question s’adresse à M. Kenneth Blackman et la seconde à Mme Cecilia Piazza. Si le 30 juin prochain, date prévue objectivement pour la fin de l’identification, il est constaté qu’il y a encore un grand nombre de pétitionnaires qui attendent, est-ce que l’ONUCI entrevoit déjà quelque chose pour appuyer la CEI pour continuer encore ? Ma seconde question s’adresse à Mme Piazza. Vous avez organisé à l’intérieur du pays beaucoup de séminaires sur la cohésion sociale et sur le et sur le règlement des conflits. Est-ce qu’à ce pour vous avez un retour ? Merci.
KB : Merci François. Bien sûr la décision d’arrêter le processus le 30 juin ou pas, ne nous incombe pas. Ça c’est une décision des autorités ivoiriennes. Ce que je peux dire c’est que l’ONUCI est là pour appuyer le processus électoral, le processus de paix et dans le cas d’espèce, le processus d’identification. Donc si on reçoit des demandes d’aide, on répond dans la mesure de nos capacités et on est toujours là, prêts à apporter ce soutien.
CP : Merci pour votre question. Je dois dire que dans nos échanges avec nos partenaires nous incitons à dialoguer avec les communautés afin de trouver ensemble une voie en avant. Le corps préfectoral en particulier, est régulièrement confronté à ce genre de problème. Ce sont eux qui sont les plus proches des communautés et donc par ces initiatives nous avons souhaité les assister, les appuyer afin de leur faire part des techniques pratiques, d’outils qui peuvent vraiment leur être utiles dans le quotidien. Nous avons rencontré un vif intérêt de leur part. Je crois que cela correspond à un besoin d’acquérir justement ces techniques. Parmi eux il y a des négociateurs nés mais, il s’agit aussi d’affiner certaines techniques qui sont connues, qui sont pratiques courantes. C’était l’intention de ce séminaire et j’espère en tout cas qu’il aura été utile et nous espérons répéter cette opération ailleurs dans le pays. Merci.
KB : S’il n’y a plus de questions, je vous remercie et à jeudi prochain
SOURCE
Mission of UN in Côte d’Ivoire
