Posted by: africanpressorganization | 30 May 2009

Allocution du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, YJ. Choi à l’occasion de la Journée des Casques Bleus

 


 

 

Allocution du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, YJ. Choi à l’occasion de la Journée des Casques Bleus.

 

 

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 30 mai 2009/African Press Organization (APO)/ — Allocution du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, YJ. Choi à l’occasion de la Journée des Casques Bleus.

Son Excellence Monsieur le Président de la République

Messieurs les Présidents des Institutions de la République

Excellences

Mesdames et Messieurs

Chers Collègues et Amis,

 

 

Au nom de tous mes collègues, je voudrais tout d’abord vous remercier pour votre présence à l’ONUCI aujourd’hui à l’occasion de la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies.

 

Je voudrais adresser nos remerciements tout particuliers au Président Gbagbo.

 

Monsieur le Président,

Votre présence ici aujourd’hui témoigne de l’excellent état de coopération entre le peuple Ivoirien et les Nations Unies, dans la sortie de crise. En effet, malgré quelques vicissitudes, depuis l’arrivée de l’ONUCI en Cote d’Ivoire il y a cinq ans, mais surtout depuis l’Accord Politique de Ouagadougou, le peuple Ivoirien a réalisé des avancées remarquables.

 

D’abord, la paix et la stabilité ont été largement restaurées si bien qu’Abidjan est entrain de redevenir rapidement la ville la plus belle, la plus agréable à vivre dans toute la sous-région comme elle le fut toujours.

 

Ensuite, malgré quelques retards, des avancées stratégiques et historiques ont été enregistrées notamment dans la conduite des Audiences Foraines, de l’Identification, et de l’Enrôlement des électeurs ainsi que de la Réunification.

 

De toute évidence, cette année constituera un tournant décisif pour le processus de sortie de crise : les deux plus grands enjeux, à savoir, les élections et la réunification devront se dérouler comme tout le monde attend. Les défis ne sont jamais à sous-estimer, mais nous restons convaincus que sous le leadership de sa classe politique, le peuple ivoirien, avec son bon sens et sa culture politique raffinée faite de compromis et de non violence, saura relever les défis avec éclat. Ainsi, la Côte d’Ivoire redeviendra l’ancre de la stabilité et le centre de la prospérité pour l’ensemble de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest.

 

Monsieur le Président,

Profitant de cette occasion, je voudrais, à travers vous, assurer le peuple Ivoirien, que la communauté internationale et l’ONUCI l’accompagneront avec engagement et détermination dans sa chevauchée épique vers la sortie de crise et vers la prospérité.

 

 

Mesdames et Messieurs,

Maintenant, avec votre permission, je voudrais vous transmettre le message du Secrétaire général des Nations Unies.

 

Message du Secrétaire général Ban Ki-moon

à l’occasion de la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies. 29 mai 2009

 

La communauté internationale est de plus en plus tributaire des opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Jamais dans l’histoire

on n’a dénombré autant de déploiements, puisque plus de 113 000 militaires, policiers et civils sont actuellement présents dans ce genre d’opérations.

 

Les défenseurs de la paix servant sous la bannière de l’ONU opèrent dans des régions parmi les plus difficiles et inhospitalières de la planète, où ils sont éprouvés, au quotidien, par l’instabilité, la maladie et les violences. Ces hommes et ces femmes de bravoure font preuve d’un extraordinaire dévouement, contribuant sensiblement à améliorer la vie de nombreuses personnes tout en montrant au monde le visage compatissant et engagé de l’Organisation.

 

Souvent, ils paient le prix fort en accomplissant leur tâche. En 2008, 132 ont trouvé la mort dans l’exercice de leurs fonctions – ce qui représente le chiffre le plus élevé enregistré en un an dans l’histoire des opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Victimes de la violence, de la maladie ou d’un accident, les disparus laissent tous derrière eux un legs précieux.

 

Que 10 femmes figurent parmi les victimes nous rappelle que le personnel féminin joue un rôle de plus en plus important dans le maintien de la paix, et qu’il court lui aussi, désormais, de grands risques.

 

Voici près de 10 ans que le Conseil de sécurité a adopté sa résolution 1325, texte de grande portée qui a marqué un tournant en reconnaissant que les femmes sont les plus durement touchées par les conflits armés et qu’elles devraient, en conséquence, jouer un rôle dans la prévention et le règlement des différends.

 

Depuis, l’ONU n’a ménagé aucun effort, non seulement pour associer plus de femmes, à l’échelle locale, au rétablissement et à la consolidation de la paix, mais également pour recruter davantage de femmes dans ses propres opérations.

 

Il ne s’agit pas par là de rechercher la parité des sexes comme une fin en soi, mais de tirer parti de l’unique et puissante contribution que les femmes peuvent apporter. Qu’elles soient dans les rangs des Casques bleus, des observateurs des droits de l’homme ou d’autres fonctionnaires des missions, les femmes font appel à des compétences et à des modes opératoires nouveaux dans le domaine, en constante évolution, du maintien de la paix.

 

Souvent, elles sont mieux à même de communiquer avec leurs consœurs locales, leur inspirant un sentiment de sécurité accrue tout en servant d’exemple d’autonomisation.

 

Comme le Conseil de sécurité l’a constaté, les femmes sont souvent celles qui souffrent le plus pendant les conflits, subissant notamment d’épouvantables actes de violence sexuelle ou sexiste. En accueillant des femmes dans nos forces de police, nous favorisons un environnement sûr, qui permet aux victimes d’obtenir l’aide dont elles ont besoin et qu’elles méritent.

 

En permettant aux victimes de se sentir suffisamment en sécurité pour oser porter plainte contre leurs agresseurs, nous combattons la culture de l’impunité qui n’a que trop duré.

 

Les femmes sont encore trop peu présentes dans les opérations de maintien de la paix. Dès lors qu’elles seront plus nombreuses à s’engager dans l’armée et la police nationales, il sera essentiel que les États Membres fournissent encore plus de personnel féminin à l’ONU.

 

En cette Journée internationale, il nous faut mettre à profit le pouvoir des femmes pour renforcer l’œuvre de maintien de la paix des Nations Unies, tout en aidant les femmes et les filles à améliorer leur sort – et leur société.

 

 

Merci.

 

SOURCE 

Mission of UN in Côte d’Ivoire


Categories

Follow

Get every new post delivered to your Inbox.

Join 37 other followers