
Soudan / La France condamne les actions militaires engagées au Darfour tant par les forces soudanaises que par plusieurs groupes rebelles, en particulier le Mouvement pour la Justice et l’Egalité (JEM).
KARTHOUM, Soudan, 28 janvier 2009/African Press Organization (APO)/ — Actualités diplomatiques du ministère français des Affaires étrangères / Point de presse du 27 janvier 2009
”La France condamne les actions militaires engagées au Darfour tant par les forces soudanaises que par plusieurs groupes rebelles, en
particulier le Mouvement pour la Justice et l’Egalité (JEM).
Ces opérations ont fait des victimes civiles et provoqué de nouveaux déplacements de population. Ces violences sont inacceptables et constituent une nouvelle violation du droit international humanitaire.
La France appelle l’ensemble des parties à suspendre sans délai et sans condition les opérations militaires et à respecter le droit international humanitaire, en garantissant en particulier l’accès aux populations déplacées. Elle renouvelle son soutien à la mission des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD) chargée notamment de la protection des civils et rappelle, dans ce contexte, l’importance d’achever rapidement son déploiement.
Les violences actuelles vont à l’encontre des déclarations des parties à s’engager dans des négociations. Ces engagements doivent être tenus sans délai et un dialogue doit s’ouvrir, sous l’égide du médiateur de l’Union africaine et des Nations unies, Jibril Bassolé, et avec l’appui de la facilitation qatarienne, en vue d’avancer dans la voie d’un règlement politique”.
(Est-ce que vous avez constaté une évolution de la situation
depuis la déclaration d’une trêve unilatérale par Khartoum ?)
Lorsque l’on mène des opérations armées, on ne se situe pas vraiment dans une posture de trêve. Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, hier, a également condamné les opérations qui ont été menées par les forces armées soudanaises.
Il importe maintenant que toutes les parties cessent ces opérations et s’engagent dans la voie du règlement politique dans le cadre de cette mission de Djibril Bassolé avec le concours de la facilitation qatarienne. Les contacts que nous avons avec l’ensemble des parties visent à travailler concrètement et activement à la mise en oeuvre d’un processus politique.
(Concernant le Qatar et son initiative, où en est-on du côté
français, on n’en entend pas parler ?)
Ce n’est pas parce que l’on n’entend pas parler de l’action d’une médiation que les médiateurs restent inertes.
C’est aux Qatariens d’expliquer et d’exposer leur action. Nous sommes en contact avec eux. Ils sont actifs dans la facilitation qu’ils se sont engagés à faire. Nous sommes à la fois en contact avec M. Bassolé et avec les autorités qatariennes qui ont un vice- ministre des Affaires étrangères qui est en charge de cette facilitation.
SOURCE : France – Ministry of Foreign Affairs
