
Afrique du Sud / E-U-A. / Des projets sud-africains de lecture mettent l’accent sur la santé et les sciences / Les États-Unis établissent des kiosques pour fournir aux habitants des informations sur la santé
JOHANNESBURG, South-Africa, 23 octobre 2008/African Press Organization (APO)/ — Dans cette township poussiéreuse et surpeuplée de quelque 400.000 habitants, le gouvernement sud-africain met en ouvre une politique essentielle pour permettre au pays de survivre à l’épidémie de VIH/sida et d’assurer sa croissance économique à long terme : la promotion de la lecture.
Le gouvernement américain soutient cette politique en finançant et en programmant deux projets de lecture à Mamelodi : la salle de lectures scientifiques Mae Jemison, sur le campus de l’université de Pretoria, et le Kiosque américain sur la santé à Stanza Bopape, annexe de la Bibliothèque communale de Tshwane, située dans une autre partie de la township.
« Nous avions plusieurs salles disponibles sur notre campus », a expliqué Isaiah Manele, de l’université de Pretoria. « Nous voulions développer un programme communautaire d’accès à l’éducation si bien que lorsque l’ambassade des États-Unis a proposé d’établir une salle de lecture consacrée à la science, nous avons accepté cette offre avec plaisir. »
Ce local de trois pièces consacré à la science porte le nom de Mae Jemison, la première astronaute américaine de race noire. Mae Jemison se propose d’assister à l’inauguration de cette salle, fin octobre ou début novembre.
« La création de cette salle de lecture avait pour but de faire naître chez les élèves des classes secondaires le goût de la lecture dans le domaine des sciences et des mathématiques », a déclaré Mark Dobson, directeur de la bibliothèque américaine de Pretoria. « Si nous pouvons aider à faire jaillir cette étincelle, nous espérons que les élèves s’orienteront vers des carrières mathématiques et scientifiques, ce que le gouvernement sud-africain essaie d’encourager. » Ce gouvernement a identifié l’enseignement des mathématiques et des sciences comme un élément fondamental de la croissance économique à long terme du pays.
La salle Mae Jemison renfermera une collection de 800 livres consacrés aux sciences et aux mathématiques et 1.700 autres ouvrages traitant des études américaines en général. Les visiteurs pourront feuilleter 60 revues, la moitié sur les sciences et les mathématiques tandis que les 30 autres porteront sur une vaste gamme de sujets et comprendront des publications telles que Sports Illustrated, Time et le New Yorker.
La seconde salle contiendra cinq ordinateurs publics reliés à deux bases de données, l’une sur la santé (en raison de l’épidémie de VHI/sida qui ravage le pays) et l’autre sur la science. Elle contiendra également des expositions interactives et une collection de DVD. La troisième salle sera utilisée pour des vidéoconférences qui permettront aux visiteurs de voir des programmes des chaînes de télévision Discovery et de la National Geographic Society et d’assister à des conférences interactives données par des professeurs aux États-Unis.
« L’objectif des programmes interactifs et des expositions est d’amener les jeunes à s’intéresser à la collection de livres. En définitive, nous voulons qu’ils empruntent des livres et qu’ils les lisent », a dit M. Dobson.
Six ou sept écoles secondaires ayant un total de quelque 8.000 élèves sont situées suffisamment près du centre d’enseignement des sciences, qui sera ouvert au public, pour qu’on puisse s’y rendre à pied.
« Le campus de Mamelodi aimerait lier les installations d’enseignement des sciences et des mathématiques aux cours destinés à la communauté que nous donnons le mercredi et le jeudi après-midi, a dit M. Manele. Nous voulons que les professeurs y viennent avec leurs élèves, afin que les uns et les autres en profitent. »
À quelques kilomètres de là, dans la township, se trouve Stanza Bopape, l’annexe de la bibliothèque communale de Tshwane où les États-Unis ont récemment ouvert un kiosque sur la santé, une petite salle contenant des ordinateurs, des DVD et une centaine de livres traitant de questions de santé. Ce kiosque a pour but de donner des informations sur l’épidémie de VIH/sida dans une région où cette question fait souvent l’objet de superstitions et de rumeurs.
Le kiosque, qui a été ouvert sous les auspices du Plan présidentiel d’aide d’urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR), renseigne les jeunes sur le danger posé par cette maladie », a expliqué le bibliothécaire, M. Lucas Machipa.
Avant l’ouverture de ce kiosque, les meilleurs renseignements que M. Machipa pouvait fournir sur le VIH/sida étaient contenus dans une explication de deux pages extraite du Complete Family Health Guide (Guide complet de médecine générale) de la British Medical Association.
« Les écoles envoient leurs élèves ici pour qu’ils en apprennent davantage. Nous apprécions vivement ce que fait le gouvernement américain pour nous », a-t-il ajouté.
M. Machipa a précisé qu’il aidait les élèves à obtenir des documents leur permettant de préparer des exposés oraux sur le VIH/sida. « S’ils doivent faire des recherches et préparer un exposé sur le VIH/sida, ils peuvent se renseigner sur cette maladie d’une façon scientifique », a-t-il dit.
M. Dobson, qui a contribué à l’ouverture du kiosque en septembre, a fait part de son intention de travailler avec M. Machipa pour organiser une série d’activités de sensibilisation sur le sida, notamment un concours de dissertation.
« Ce serait une très bonne chose », a déclaré M. Machipa avec le sourire.
M. Machipa organise également une séance de poésie chaque vendredi à la bibliothèque. Cela donne aux membres de la communauté un forum où ils peuvent exprimer leurs sentiments sur le VIH/sida. De 100 à 150 personnes assistent à ces lectures qui, selon lui, présentent l’avantage supplémentaire d’encourager les qualités de rédaction.
« Il y a de nombreux adolescents et adolescentes qui ont quitté l’école et qui s’adonnent à la drogue. Quand ils viennent aux séances de poésie, ils se renseignement sur les dangers auxquels ils s’exposent. »
SOURCE : US Department of State









