Posted by: fgomez1 | 1 September 2008

Sénégal / Message du Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, Dr Luis Sambo, à l’occasion de la sixième Journée de la Médecine traditionnelle africaine / 31 août 2008

 


 

Sénégal / Message du Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, Dr Luis Sambo, à l’occasion de la sixième Journée de la Médecine traditionnelle africaine / 31 août 2008

 

DAKAR, Sénégal, 1er septembre 2008/African Press Organization (APO)/ — Message du Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, Dr Luis Sambo, à l’occasion de la sixième Journée de la Médecine traditionnelle africaine :

Mesdames et Messieurs,


    Aujourd’hui, nous célébrons la sixième Journée de la Médecine traditionnelle africaine à la lumière des progrès accomplis dans le cadre de la Décennie de la Médecine traditionnelle africaine. Le thème de cette année est « Le rôle des Tradipraticiens dans les soins de santé primaires ». Ce thème a été choisi en l’honneur du 30e anniversaire de la Déclaration d’Alma-Ata de septembre 1978 qui a préconisé la santé pour tous et à invité les pays à intégrer la Médecine traditionnelle dans leurs systèmes de santé conformément à l’approche de Soins de Santé primaires (SSP).

 

    L’OMS a organisé la Conférence internationale sur les soins de santé primaires et les systèmes de santé à Ouagadougou, au Burkina Faso du 28 au 30 avril 2008, pour célébrer les 30 ans de la Déclaration d’Alma-Ata et donner un nouvel élan aux soins de santé primaires. La conférence a réaffirmé les principes de la Déclaration d’Alma-Ata, particulièrement en ce qui concerne la santé en tant que droit humain fondamental et le devoir qu’ont les gouvernements de veiller sur la santé de leurs populations. L’OMS est également en train d’organiser un Congrès sur la Médecine traditionnelle qui se tiendra en novembre 2008 à Beijing, en République populaire de Chine. Le but du Congrès est de réexaminer le rôle de la Médecine traditionnelle dans la prestation des soins de santé conformément à l’approche des Soins de Santé primaires.

Les tradipraticiens constituent des ressources humaines importantes dans la prestation des services de soins de santé partout en Afrique subsaharienne. Ils se sont de plus en plus impliqués dans la recherche-développement, et des résultats encourageants sont en train d’être documentés en ce qui concerne les médicaments traditionnels utilisés pour soigner certaines maladies prioritaires telles que le paludisme, la drépanocytose et le diabète. Leur collaboration avec le praticiens de la médecine conventionnelle fait naître de meilleures pratiques de prestation des soins de santé ; il s’agit, par exemple, de l’orientation rapide des patients vers les centres médicaux, de la connaissance accrue des maladies sexuellement transmissibles, notamment du VIH/SIDA, ainsi que du recours à la prévention et au traitement de courte durée sous observation directe par les communautés pour lutter contre la tuberculose. Je voudrais féliciter et lancer un appel à tous les praticiens des deux systèmes de médecine, qui collaborent déjà ensemble, pour qu’ils intensifient et coordonnent leurs efforts et agissent en synergie afin de renforcer les capacités des tradipraticiens dans le domaine des soins de santé primaires pour leur permettre de garantir une meilleure santé aux communautés africaines.

 

Mesdames et Messieurs,

 

    Je suis heureux de vous informer que depuis l’adoption, à la cinquantième session du Comité régional pour l’Afrique, de la Stratégie régionale sur la promotion du rôle de la Médecine traditionnelle dans les systèmes de santé, plus de la moitié des pays de la Région ont formulé des politiques de médecine traditionnelles, élaboré des réglementations sur la médecine traditionnelle et mis en place des programmes de médecine traditionnelle dans les Ministères de la Santé. La Loi sur les tradipraticiens et le Code d’éthique régissant la pratique de la médecine traditionnelle doivent faire partie des cadres réglementaires nationaux qui sont particulièrement importants pour la protection de la dignité, de l’intégrité et de la sécurité des patients.

 

    Je voudrais inviter les tradipraticiens et leurs organisations à soutenir la mise en oeuvre de la Déclaration de Ouagadougou sur les soins de santé primaires en mobilisant les communautés pour la promotion et la prévention des maladies. Je les invite également à collaborer avec les instituts de recherche pour évaluer, par des procédures scientifiques rigoureuses, la qualité, l’innocuité et l’efficacité de leurs produits, et pour faciliter l’enregistrement et le brevetage. Je réitère mon appel à l’endroit des gouvernements, du secteur privé et des partenaires pour qu’ils soutiennent la recherche scientifique sur les pratiques et les médicaments traditionnels et qu’ils apportent la preuve de leur efficacité dans la lutte contre les maladies. L’appui à la documentation et à la protection des connaissances de la médecine traditionnelle est également indispensable pour garantir l’utilisation de ces connaissances, ainsi que le partage équitable des ressources et des avantages par les générations futures.

 

Mesdames et Messieurs,

 

    L’OMS continuera d’aider les pays à traduire les résolutions et les déclarations en politiques et plans réalistes d’institutionnalisation de la Médecine traditionnelle dans les systèmes de santé, dans le cadre de l’engagement à garantir la santé pour tous par l’approche des Soins de Santé primaires, en collaboration avec l’Union africaine, ainsi qu’avec les autres partenaires et acteurs engagés. Cette collaboration est particulièrement indispensable à l’obtention des résultats attendus du plan d’action de la Décennie de la Médecine traditionnelle africaine qui s’achèvera en 2010.

 

    Je vous souhaite une joyeuse célébration.

SOURCE : World Health Organization (WHO)


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