Posted by: appablog | 20 May 2008

L’USAID et la Banque africaine de développement favorisent la petite entreprise

L’USAID et la Banque africaine de développement favorisent la petite entreprise

 

(Elles faciliteront l’octroi de prêts aux PME.) (604)

 

By Merle Kellerhals

Rédacteur

 

Washington - Les grandes banques ont souvent tendance à accorder peu d’intérêt aux petites et moyennes entreprises (PME) africaines, qui par ailleurs ne peuvent pas prétendre recevoir des microcrédits parce qu’elles ne sont pas suffisamment petites, a déclaré la directrice de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), Mme Henrietta Fore.

 

Pour aider ces entreprises, qui ont souvent besoin de contracter des emprunts assortis d’un faible taux d’intérêt pour accroître leurs activités, l’USAID et la Banque africaine de développement (BAD) ont conclu un accord portant sur la mobilisation de 125 millions de dollars de capitaux du secteur privé destinée à faciliter leur développement, a indiqué l’USAID le 15 avril. Au moins 25 % des entreprises bénéficiaires devront appartenir à une femme.

 

« Cette collaboration entre la Banque africaine de développement et l’USAID, a dit Mme Fore, aidera les chefs d’entreprise dans toute l’Afrique à avoir accès au crédit dont ils ont besoin et offrira une aide technique en matière de gestion. Fait encore plus important, nous ouvrerons de concert avec diverses banques du secteur privé dont les méthodes de gestion sont bonnes pour augmenter le volume des prêts accordés à des conditions commerciales à des chefs d’entreprise africains. »

 

L’USAID a indiqué que, sans les garanties communes de risque offertes par elle et par la BAD, il était probable que ces petites entreprises ne pourraient pas avoir accès au crédit. Le nouvel accord illustre aussi l’établissement de relations importantes entre la BAD et l’USAID visant à favoriser le développement du secteur privé en Afrique. Ces deux institutions estiment qu’il leur faudra moins de six mois pour mobiliser les capitaux nécessaires.

 

Lors de la signature de cet accord à Washington, Mme Fore a déclaré : « Comme nous le savons, les petites et moyennes entreprises créent des emplois et constituent un élément fondamental de la croissance économique. Notre partenariat est un excellent exemple de la manière dont des organismes de développement peuvent renforcer mutuellement leurs points forts. Il s’ensuivra une expansion des services financiers destinés aux chefs d’entreprise africains. »

 

Signé par Mme Fore et par le président de la BAD, M. Donald Kaberuka, cet accord constitue, selon l’USAID, la première fois que ces deux institutions décident d’offrir une garantie commune. Il porte sur l’octroi de prêts à des entreprises, mais il est aussi prévu que la collaboration entre l’USAID et la BAD durera au moins cinq ans.

 

« Il est difficile aux créateurs d’entreprise, aux petites entreprises et aux particuliers d’obtenir un prêt. Les avantages d’un tel partenariat permettront aux banques locales et étrangères d’avoir un plus grand accès à (…) des garanties », a indiqué l’USAID. En outre, les établissements financiers du secteur privé pourront acquérir l’expérience dont ils ont besoin pour continuer d’offrir des prêts sans le concours de l’USAID et de la BAD.

 

Se fondant sur l’expérience qu’elle a acquise dans ce domaine, l’USAID estime que cet accord permettra de venir en aide à 26.000 entreprises, allant de toutes petites à des moyennes, dans divers pays africains. L’USAID et la BAD doivent établir des partenariats avec 8 établissements financiers africains dans 7 pays.

 

Par ailleurs, le partenariat entre ces deux institutions fait partie intégrante de l’« African Entrepreneur Facility », qui est une initiative des secteurs public et privé destinée à favoriser la croissance des petites et moyennes entreprises, a dit Mme Fore.

 

Cette expansion, a-t-elle dit, suscitera la création d’emplois et entraînera une croissance économique durable. L’accès aux capitaux se fera au moyen de garanties communes de prêt, et c’est un service de la Société de promotion des investissements du secteur privé à l’étranger (OPIC) qui mobilisera des capitaux supplémentaires.

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