Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères
Point de presse du 14 mars 2008
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
La France se réjouit de l’adoption le 13 mars 2008 par le Conseil de sécurité des Nations unies de la résolution 1804 relative aux FDLR et autres groupes armés rwandais opérant dans l’Est de la RDC.
Cette résolution a été présentée au Conseil de sécurité à l’initiative de la France, en étroite concertation avec ses partenaires au sein du Conseil, en premier lieu les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Belgique.
M. Kouchner s’était rendu aux Kivus le 26 janvier dernier.
Cette résolution marque la détermination de l’ensemble de la communauté internationale à mettre fin à la menace que font peser les groupes armés rwandais sur les populations civiles congolaises dans l’Est de la RDC et à assurer la stabilité régionale.
Elle constitue un signal clair et un avertissement supplémentaire à leur encontre sur la nécessité de déposer les armes sans délai ni condition.
TCHAD
(Le Tchad et le Soudan ont conclu hier un nouvel accord. Je voulais savoir si la France, d’une manière ou d’une autre, s’est engagée dans le suivi de cet accord au titre de la communauté internationale ou à titre bilatéral ? Je souhaitais également avoir votre appréciation sur cet accord qui
n’est pas le premier et qui ne sera peut-être pas le dernier ?)
Nous saluons la signature de cet accord entre les présidents soudanais et tchadien, sous l’égide des présidents sénégalais et gabonais, en présence du Secrétaire général des Nations unies.
Cet accord vise à stabiliser la région et il ne peut y avoir de stabilité durable au Tchad, ni de règlement politique de la crise du Darfour, sans une normalisation des relations entre Khartoum et N’djamena.
Il est important que le mécanisme de concertation prévu par l’accord soit mis en oeuvre rapidement afin de permettre d’instaurer durablement la confiance entre les deux pays et de surveiller la frontière.
Pour répondre à votre question sur l’implication française, je peux vous indiquer qu’un émissaire français avait été envoyé comme observateur par le président Sarkozy, M. Pierre-André Wiltzer, témoignant ainsi du soutien de la France à cet accord.
Pour le reste, je saisis l’occasion de la signature de cet accord pour réitérer notre condamnation de toute tentative de déstabilisation des gouvernements légaux, comme cela été indiqué par l’ONU et l’Union africaine.
(Serez-vous, d’une manière ou d’une autre, impliqués dans le mécanisme ou dans les procédures de concertation qui seront prévus en cas de désaccord ?)
Pour l’instant et à ma connaissance, non. C’est un accord qui concerne les Tchadiens et les Soudanais. Je n’en connais pas les détails.
Comme
je vous l’ai dit, il a été conclu en présence du Secrétaire général des Nations unies et d’un émissaire français comme observateur.
(Qu’est-ce que cet accord apporte de plus par rapport aux autres accords signés entre ces deux pays et qui n’ont pas fonctionné ?)
C’est un accord entre les présidents soudanais et tchadien. Il marque leur bonne volonté alors que nous avons vu, il y a quelques semaines, qu’il existait pour le moins certaines difficultés entre eux. Nous espérons que nous pourrons observer dans les jours qui viennent une stabilisation de la situation régionale, en particulier grâce à la signature de cet accord.
(Avez-vous des informations quant à la situation à l’intérieur du Tchad où les répressions continuent et où certains opposants auraient encore disparu ? Les journaux disent que l’on est en train d’utiliser les blindés français livrés récemment à l’armée tchadienne pour démolir certains quartiers de la ville ?)
Je n’ai aucune information à ce sujet. En revanche, nous continuons à nous enquérir de la situation de M. Ibni Oumar Mahamat Saleh qui est toujours porté disparu.