(Communiqué en Français - ci dessous)
INTERNATIONAL FEDERATION OF JOURNALISTS
Media Release
07 March 2008
IFJ Calls on Cameroon’s Government to End Wave of Media Repression
The International Federation of Journalists (IFJ) today called on the government of Cameroon to end a media crackdown that has lead to threats and detention of journalists as authorities try to silence journalists covering social unrest in the country.
“Independent media are being targeted because the Cameroonian government does not want journalists reporting on the current social crisis, the debates over revising the constitution or protests against the high cost of living,” said Gabriel Baglo, Director of the IFJ Africa office. “But the people of Cameroon have the right to know about these things and the government must let our colleagues do their work. Authorities must put an end to threats against media and released the journalists who have been detained.”
This week, Jean Marc Soboth, First National Secretary of Cameroon Journalists’ Trade Union, has received threats from security forces after he made statements condemning the attacks on journalists.
On March 3, Jacques Blaise Mvié, director of La Nouvelle Presse Newspaper was detained in Yaoundé by the army. His detention came after his newspaper published an article in its February 27 issue that accused the minister of defence of masterminding the “coup attempt” that led to many arrests among high-ranking officers in the Cameroon armed forces. He is still being held.
On February 27, Eric Golf Kouatchou, cameraman at Canal 2 International, was arrested by security forces as he was going to cover demonstrations in Bonanjo, about 10 km from Douala. His equipment was confiscated and he along with a group of 36 young men were mistreated by the arresting officers. He was later released.
The same day, David Nouwou, La Nouvelle Expression news editor, and Patient Ebwele, correspondent of Le Jour, were brutalised by security forces in Douala, while covering demonstrations. The security forces also seized their equipment. Polycarpe Essomba, a correspondant for Radio France Internationale in Douala, was forced to go into hiding due to the threats he and his family received during the crisis.
The government has also started shutting down critical broadcasters.
On February 21, the government ordered the closure of Equinoxe TV; the next day Equinoxe Radio was also shut down. The decision to shut down Equinoxe Radio and TV was reportedly linked to their coverage of the ongoing political debate around a constitutional amendment which would enable President Biya to run for another term in 2011.
On February 28, security forces invaded radio Magic FM and destroyed the station’s equipment. This came two days after the Minister of Communication summoned station officials to his office after they broadcast commentary on the constitution revision and covered the violent demonstrations.
The IFJ, in solidarity with its colleagues and the Cameroon Journalists’ Trade Union, is calling on the government to release without condition Jacques Blaise Mvié, to lift the ban on Equinoxe radio and TV and Magic Fm and to end all threats against journalists and media staff covering the constitutional discourse and protests.
FR
FEDERATION INTERNATIONALE DES JOURNALISTES
Communiqué de presse
07 mars 2008
La FIJ appelle le gouvernement camerounais à mettre fin à la vague de répression contre les médias
La Fédération Internationale des Journalistes (IFJ) a aujourd’hui appelé le gouvernement Camerounais à mettre fin à la répression contre les medias, notamment les menaces et détention des journalistes, pendant que les autorités tentent de museler les journalistes couvrant les contestations sociales en cours dans le pays.
“Les medias indépendants sont ciblés parce que le gouvernement camerounais ne veut pas que les journalistes diffusent des reportages sur la crise sociale actuelle, le débat sur la révision de la constitution ou les protestations contre la vie chère,” a dit Gabriel Baglo, Directeur du Bureau Afrique de la FIJ. “Les Camerounais ont le droit de savoir ces choses et le gouvernement doit laisser nos collègues faire leur travail. Les autorités doivent mettre fin aux menaces contres les médias et libérer les journalistes qui sont détenus.”
Cette semaine, Jean Marc Soboth, Premier Secrétaire National du Syndicat National des Journalistes du Cameroun a reçu des menaces des forces de sécurité après qu’il a fait des déclarations condamnant les attaques contre les journalistes.
Le 3 mars, Jacques Blaise Mvié, directeur du journal La Nouvelle Presse a été détenu à Yaoundé par les forces armées. Son arrestation fait suite à la publication dans son journal d’un article le 27 février accusant le ministre de la défense d’être l’auteur d’une “tentative de coup d’état” ayant conduit à des arrestations parmi les officiers de haut rang. Il est toujours détenu.
Le 27 Février, Eric Golf Kouatchou, cameraman à Canal 2 International, a été arrêté par les forces de sécurité pendant qu’il allait couvrir des manifestations à Bonanjo, à environ 10 km de Douala. Ses équipements ont été confisqués et il a été détenu ensemble avec un groupe de 36 jeunes qui ont été maltraités par des agents de police. Il a été libéré plus tard.
Le même jour, David Nouwou, rédacteur en chef délégué du quotidien
La Nouvelle Expression, et Patient Ebwele, correspondant de Le Jour, ont été brutalisés par des forces de sécurité à Douala, pendant qu’ils couvraient des manifestations. Les forces de sécurité ont également saisi leurs équipements. Polycarpe Essomba, correspondant de Radio France Internationale à Douala, a été forcé de rentrer dans la clandestinité suite aux menaces que sa famille et lui même ont reçu pendant la crise.
Le gouvernement à également commencé à fermer les radios et télévisions qui sont critiques.
Le 21 février, le gouvernement à ordonné la fermeture de Equinoxe TV; le jour suivant Radio Equinoxe a été également fermée. La décision de fermer les Radio et TV Equinoxe serait liée à la couverture du débat politique sur la révision constitutionnelle devant permettre au Président Biya de briguer un nouveau mandat en 2011.
Le 28 février, les forces de sécurité on investi la Radio Magic FM et détruit les équipements. Deux jours avant, le Ministre de la Communication a convoqué les responsables de la station suite à la diffusion des commentaires sur la révision constitutionnelle et la couverture des violentes manifestations.
La FIJ, en solidarité avec ses collègues et le Syndicat National des Journalistes du Cameroun, appelle le gouvernement à relâcher sans condition Jacques Blaise Mvié, à lever l’interdiction sur les radio et TV Equinoxe et Magic Fm et à mettre fin aux menaces contres les journalistes couvrant le débat constitutionnel et les contestations.