(Version française ci-dessous)
Media release
3 March 2008
IFJ Demands Release of Niger Editor Arrested for Libel and Contempt of Court
The International Federation of Journalists (IFJ) today called on the authorities of Niger to release editor, Aboubacar Gourouza, charged with libeling a political leader and for contempt of court.
“We can’t understand why the authorities in Niger have decided to persecute the journalists at this point,” said Gabriel Baglo, Director of the IFJ Africa office. “It is wrong for journalists to be imprisoned for libel, but it is an outrage that a journalist can be jailed on the basis of a ‘complaint’ before even going to trial.”
Aboubacar Gourouza the editor of L’Eveil Plus weekly newspaper was arrested on Tuesday 26 February after two complaints were lodged against him. A former youth leader of the ruling MNSD party, Moussa Keita said he was defamed in an article published by L’Eveil Plus on 29 January. According to the article Keita was involved in a plot to convict the President of MNSD and former Prime Minister Hama Amadou for “complicity in the arson of a car”.
In the same edition of the paper Gourouza wrote a story about Aboubacar Seydou Ganda, an official jailed three months ago for embezzlement. The editor said the trial of Ganda was not advancing “as if this slowness was fine for some business” and looked like “a political payback time”.
Gourouza was due to appear before a court today.
The IFJ also renewed its call for the release and the discharge of the journalist Moussa Kaka, who has been jailed since September 2007 for “involvement in a plot against the state’s authority” for alleged links with the rebels of the Niger Movement for Justice (MNJ). On 12 February a Niamey appeals court had denied him bail.
FR
Communiqué de presse
3 mars 2008
La FIJ demande la libération d’un directeur de publication arrêté pour diffamation et outrage à la justice
La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a appelé aujourd’hui les autorités nigériennes à libérer le directeur de publication, Aboubacar Gourouza, accusé d’avoir diffamé un dirigeant politique et d’outrage à la justice.
« Nous ne pouvons pas comprendre pourquoi les autorités nigériennes ont décidé de persécuter les journalistes à ce point, » a dit Gabriel Baglo, Directeur du bureau Afrique de la FIJ. « Il est injuste que des journalistes soient emprisonnés pour diffamation, mais il est scandaleux qu’un journaliste puisse être emprisonné sur la base d’une “plainte ” avant même qu’il y ait un procès. »
Aboubacar Gourouza le directeur de publication du journal L’Eveil Plus, a été arrêté le mardi 26 février, après que deux plaintes ont été déposées contre lui. Un ancien dirigeant de la jeunesse du MNSD le parti au pouvoir, Moussa Keita s’est dit diffamé dans un article publié par L’Eveil Plus le 29 janvier. Selon l’article Keita a été impliqué dans un complot visant à condamner le Président du MNSD et ancien Premier ministre Hama Amadou pour « complicité dans l’incendie criminel d’une voiture ».
Dans la même édition du journal Gourouza a écrit un article sur Aboubacar Ganda Seydou, un fonctionnaire, emprisonné il ya trois mois pour détournement de fonds. Le directeur de publication a dit que le procès de Ganda n’avançait pas « comme si cette lenteur fait bien des affaires » et ressemblait à un règlement de comptes politique.
Gourouza devrait comparaître devant un tribunal aujourd’hui.
La FIJ a également renouvelé son appel pour la libération et la disculpation du journaliste Moussa Kaka, qui est emprisonné depuis septembre 2007 pour « complicité de complot contre l’autorité de l’Etat » du fait de liens présumés avec les rebelles du Mouvement Nigérien pour la Justice (MNJ). Le 12 février, une cour d’appel de Niamey a refusé sa mise en liberté provisoire.
Publié dans Press/Presse