Les États-Unis s’engagent à appuyer l’accord de paix en RDC
(Cet accord prévoit un cessez-le-feu et le retour des réfugiés dans l’est du Congo.) (450)
Washington – Le gouvernement Bush s’est félicité de la conclusion d’un accord de paix entre le gouvernement de la République démocratique du Congo
(RDC) et les forces rebelles, qui pourrait mettre fin à de longs mois de conflit sanglant dans la partie orientale de ce pays.
Dans un communiqué diffusé le 23 janvier, la secrétaire de presse de la Maison-Blanche, Mme Dana Perino, a fait l’éloge de l’action décisive du président Joseph Kabila en faveur de l’aboutissement de cet accord et a instamment prié toutes les parties d’en assurer l’application.
Cet accord fait suite à une guerre meurtrière entre les forces rebelles du général Laurent Nkunda et les milices progouvernementales maï-maï, qui a provoqué l’exode de près d’un demi-million d’habitants de leurs provinces des Kivus Nord et Sud.
L’accord prévoit un cessez-le-feu immédiat, le retour des réfugiés et des personnes déplacées, l’affectation d’unités onusiennes de maintien de la paix, la démobilisation ou la réintégration de tous les groupes armés et l’amnistie pour les forces rebelles.
Mme Perino a dit que l’objectif de cet accord était double : stabiliser la région de façon durable et s’attaquer aux causes sous-jacentes du conflit.
« Les États-Unis, en collaboration avec la communauté internationale, continueront à soutenir activement l’engagement du gouvernement congolais en vue d’assurer la paix et la prospérité dans l’est du Congo », a déclaré Mme Perino.
Le 22 janvier, au département d’État, le directeur des relations avec la presse, M. Gonzalo Gallegos, a souligné que cet accord était un objectif « prioritaire » de la secrétaire d’État, Mme Condoleezza Rice.
« Pas plus tard que le mois dernier, elle a convoqué une réunion des chefs d’État de la région des Grands Lacs à Addis-Abeba (Éthiopie), au cours de laquelle elle leur a demandé de redoubler d’efforts en faveur d’un règlement de ce conflit », a-t-il rappelé, ajoutant que les États-Unis appuieraient cet accord « de concert avec la communauté internationale ».
Quant au secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, il s’est dit « très encouragé » par cet accord qui représente « un pas important » sur la voie de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs. Dans sa déclaration du 23 janvier lue par sa porte-parole adjointe, Mme Marie Okabe, M. Ban Ki-moon a réaffirmé la volonté résolue de l’ONU d’aider les parties à l’accord à mettre fin aux souffrances des populations de la région.
Le secrétaire général a prié en outre la communauté internationale et, en particulier, les États voisins de la RDC, de « faciliter pleinement l’exécution de ces engagements ».









