Posted by: appablog | 3 December 2007

La sénatrice française Alima Boumediene-Thiery est en déplacement au Maroc afin d’alerter les autorités marocaines, espagnoles et françaises sur les dangers qui menacent le littoral marocain

Alima Boumediene-Thiery
Sénatrice
 
 
COMMUNIQUE DE PRESSE

 
 
La sénatrice verte Alima Boumediene-Thiery est en déplacement au Maroc afin d’alerter les autorités marocaines, espagnoles et françaises sur les dangers qui menacent le  littoral marocain. Elle participera samedi 8 décembre à un séminaire qui se tiendra à Tafoghalt, dans la Province de Berkane au Maroc sur le thème « Impacts écologiques des aménagements touristiques sur le Littoral ».
 
La sénatrice Alima Boumediene-Thiery s’inquiète des aménagements en cours du Littoral marocain, notamment dans le Nord du Maroc. A Saïdia, un vaste projet d’aménagement touristique mené par la société espagnole FADESA menace gravement l’intégrité du site de l’embouchure de la Moulouya. La construction de ce complexe touristique a été initiée sans que son impact sur l’environnement n’ai été évalué. Ainsi, le projet aura des conséquences dramatiques sur l’écosystème de cette zone, ainsi que sur la santé des populations habitant cette zone.
 
La sénatrice des verts s’insurge contre les besoins en eau que nécessite ce projet. Dans une région déjà pauvre en eau potable, le projet touristique aura pour effet de priver la population de son eau de source au profit de l’alimentation des sols de futurs terrains de golf.
 
Lors de précédentes rencontres, les autorités marocaines avaient assuré que les eaux utilisées pour l’arrosage des golfs seraient les eaux usées retraitées, évitant ainsi de priver la population de leur bien commun.
 
Finalement, ce ne seront pas les eaux usées qui seront utilisées pour l’arrosage des terrains de golf mais bel et bien l’eau de source. Les eaux usées seront donc déversées, sans traitement, dans l’embouchure de la Moulouya.

Le complexe touristique projette ainsi de piller l’eau de source sans considération des besoins de la population. Ce procédé aura des répercussions négatives sur la qualité des sols et la santé de la population.
 
Les autorités marocaines ainsi que la société FADESA préparent de manière insidieuse une catastrophe écologique dans cette zone : privation en eau potable de la population, pollution des eaux et des sols,  destruction de l’écosystème de la zone, tout cela dans la seule perspective d’assurer le développement économique et touristique de la zone.
 
L’intervention de la sénatrice lors du séminaire  ne manquera pas de souligner les dangers du projet amorcé, et les solutions envisageables afin de mettre un terme à cette dérive mercantile et liberticide.
 


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