Posted by: appablog | 3 December 2007

Convention collective nationale des journalistes et des professionnels des métiers connexes de la communication sociale du Cameroun

Organisation des Médias d’Afrique Centrale (OMAC)

Communiqué de presse

 

Convention collective nationale des journalistes et des professionnels des métiers connexes de la communication sociale du Cameroun :

 

Sa signature imminente

 

La signature de la Convention collective nationale des journalistes et des professionnels des métiers connexes de la communication sociale du Cameroun est imminente. C’est en tout cas l’heureux constat qui s’est dégagé le 30 novembre dernier après la 2ème session de reprise des travaux de la commission mixte paritaire chargée de la négociation, de l’élaboration et de l’adoption de la dite convention. Commission présidée par Monsieur Louis Mathias Bell, Inspecteur n°3 au ministère du travail et de la sécurité sociale. En rappel, c’est en fin avril 2006 que les travaux ont connu un blocage du fait de certains employeurs, en l’occurrence Pius NJAWE du quotidien Le Messager et Séverin TCHOUNKEU du Groupe Equinoxe et du quotidien La Nouvelle Expression, hostiles à toute refonte de la presse camerounaise. Alors que la première mouture de la convention avait été adoptée par les différentes parties, il ne restait plus qu’à débattre de la grille salariale. Les travailleurs ont proposé une grille salariale correspondant au rôle social des travailleurs des médias et raisonnablement suffisante pour garantir leur indépendance économique. M. TCHOUNKEU s’est vivement opposé et s’est évertué à imposer une grille salariale des contractuels de l’administration. Cette proposition qui fixait le salaire d’un journaliste débutant au Cameroun à 30 000 FCFA a été aussitôt rejetée par les travailleurs. Pendant qu’on attendait une autre des employeurs, ces derniers, sur fond du dilatoire, ont plutôt posé des préalables au Gouvernement, avant toute signature de la dite Convention. Entre autres : l’application de la Convention de Florence et son protocole additionnel de Nairobi, la répartition équitable de la redevance audiovisuelle, une fiscalité spécifique des entreprise de presse, la dotation par l’Etat aux entreprises de presse fonctionnant sur les normes juridiques en vigueur, d’une subvention incitative. Au cours d’une audience accordée le 9 octobre 2007à une forte délégation composée des représentants de la Francophonie (Oif), de la Confédération Française démocratique du travail (CFDT France), de l’Organisation des médias d’Afrique centrale (Omac) et des syndicats membres de la commission mixte paritaire, M Robert Nkili, Ministre camerounais du travail et de la sécurité a fermement rappelé au patronat que ces préalables ne relavaient pas de la compétence de son département ministériel. Il les a renvoyés à mieux se pourvoir et a instruit la reprise immédiate des travaux. Au cours d’une autre audience accordée au groupe des travailleurs le 15 novembre dernier, le nouveau Ministre camerounais de la communication M BIYITI BI ESSAM a fait clairement savoir que cette Convention Collective des Journalistes était cardinale.

Lors de 1ère session de reprise des travaux, le président de la commission a rappelé aux deux parties que le vaste mouvement de la révision des conventions collectives du travail et de négociation de nouvelles conventions depuis 2000, constituait une obligation légale qui découle du Code du Travail de 1992. En effet, l’article 61 du dit code énonce que : « les catégories professionnelles et les salaires y afférents sont fixés par voie de négociation collective dans le cadre des conventions collectives, et des accords d’établissement ». « Il ne s’agit pas d’une faculté qui est laissée aux partenaires sociaux, mais bel et bien d’une obligation de résultat », a tenu à préciser M Bell. Il a dans le même élan réitéré à l’attention des partenaires sociaux que l’obligation de négociation collective participe de la lutte contre la pauvreté qui est une priorité pour le gouvernement.

 A l’issue de la 2ème session de reprise des travaux qui en principe est la dernière avant la cérémonie solennelle de signature, une commission de rédaction composée de 6 membres a été mise sur pied. Il s’agit de :

Côté Travailleurs (03) :

1-Jean Baptiste SIPA , SJEC

2-Juliette MBELLA, SJEC

3- Louis Marie NGOA BILOUNGA, SYNATMEC

 

Côté Employeurs

1-    M Joseph YANKEU, Canal 2 International

2-    M Antoine Marie NGONO, CRTV

3-    M
Augustin FOGANG assistée de Mme OLOA (Juriste), SOPECAM

Pour le SJEC

Norbert TCHANA NGANTE

Président

Représentant Point Focal- Cameroun

De l’Organisation des Médias d’Afrique Centrale (OMAC)

 


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